Ex-usine Laurentide: Nemaska Lithium sur le terrain en 2016

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Le projet de Nemaska sur le site de l'ancienne papeterie Laurentide.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Même s'il convient que les travaux d'aménagement de la phase 1 dans l'ancien atelier d'usinage de la papeterie Laurentide sont retardés, le président et chef de la direction de Nemaska Lithium, Guy Bourassa, assure que les échéanciers concernant la mise en exploitation du projet ne sont pas touchés.

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Guy Bourassa, président et chef de la direction de Nemaska Lithium, n'a pas perdu son enthousiasme envers son projet pour le site de l'ancienne papeterie Laurentide.

Stéphane Lessard

Mieux, l'entente de partenariat dévoilée la semaine dernière avec Johnson Matthey Matériaux pour Batteries bétonne l'envol de l'entreprise à Shawinigan.

Lors de la fameuse annonce du 8 septembre, Nemaska Lithium se réjouissait de pouvoir utiliser les bâtiments requis pour la phase 1 du projet dès le 1er octobre. Mais le poste de réception en question et l'atelier de réparation étaient utilisés comme entrepôts dans les derniers moments de la papeterie. Ils doivent donc être vidés avant de procéder à des aménagements. 

M. Bourassa reconnaît maintenant que l'intégration souhaitée à compter du 1er octobre ne pourra finalement survenir avant janvier, mais pour des considérations hors de son contrôle.

«Ce n'est pas parce qu'il ne se passe rien sur le terrain qu'on n'avance pas», fait remarquer M. Bourassa. «L'ingénierie se continue. Oui, il y a des délais pour intégrer les lieux. On attendait que les deux bâtiments soient vidés de leur contenu, la Ville attendait de finaliser avec Produits forestiers Résolu (au sujet de l'étude de caractérisation).»

«Je comprends que les bâtiments commenceront à être vidés la semaine prochaine», ajoute-t-il. «Nous avons appris que ce serait vide le 15 décembre. Nous nous alignons donc pour entrer en janvier et commencer à assembler l'usine.»

De toute façon, M. Bourassa précise qu'il a également dû vivre avec des délais pour ratifier l'entente avec Johnson Matthey Matériaux pour Batteries. Rappelons que cette entreprise de Candiac avancera 12 millions de dollars à Nemaska Lithium, en échange de produits et de services provenant du futur complexe shawiniganais. Dans ces circonstances, l'intégration sur le site de l'ancienne papeterie pouvait très bien attendre quelques mois.

«On préfère que le dossier se finalise bien entre le ministère de l'Environnement et Résolu», résume le haut dirigeant. «Pour le reste, nous avons identifié l'équipement et nous en avons aussi réservé. Ça requiert parfois de longs délais de livraison de toute façon. Ça nous amène encore au troisième trimestre de 2016 pour tester l'usine.»

Produits forestiers Résolu n'a pas voulu vider ses bâtiments avant la conclusion des travaux de caractérisation sur le site. Maintenant que cette étape est terminée, M. Bourassa ne s'attend pas à ce que la suite du processus de décontamination retarde son projet.

Important partenariat

L'entente intervenue avec Johnson Matthey Matériaux pour Batteries constitue un prolongement naturel, puisque Nemaska Lithium avait signé un engagement semblable pour l'approvisionnement avec la même entreprise en octobre 2012. À ce moment, elle était toutefois connue sous l'appellation de Phostech Lithium, du groupe Clariant.

«Nous avions aussi une entente de principe de collaboration et de livraison de produit avec eux à partir de l'usine de phase 1», explique M. Bourassa. «Lorsque Johnson Matthey a fait l'offre d'acquisition en 2014, la compagnie s'est assurée que cette entente suive la passation de titres.»

L'avance de douze millions de dollars constitue une nouveauté, ce qui, selon M. Bourassa, démontre toute la confiance envers le projet de Shawinigan.

«Ils payent d'avance du matériel d'une usine qui n'est pas encore bâtie», fait-il remarquer. «C'est exceptionnel! On ne voit pas ça habituellement dans l'industrie.»

Le dirigeant fait remarquer que le contexte d'approvisionnement actuel a également favorisé ce geste.

«Avec Clariant, il n'y avait pas de pénurie anticipée de composé de lithium», raconte-t-il. «Il y a eu un changement radical au cours de la dernière année, tant pour les prix que pour l'offre. La demande est exponentielle, l'offre est très restreinte. Les prix ont donc explosé.»

Nemaska Lithium souhaite toujours entreprendre la production d'hydroxide et de carbonate de lithium de très haute pureté au premier trimestre de 2018. Ces éléments entrent dans la production de piles pour téléphones intelligents, tablettes et véhicules électriques, par exemple. Une centaine d'employés travailleront pour l'usine d'ici une trentaine de mois, si tout se déroule comme prévu.

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