Laurentide: l'étude de caractérisation enfin déposée

Nemaska Lithium s'attend maintenant à entreprendre la construction... (François Gervais)

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Nemaska Lithium s'attend maintenant à entreprendre la construction de la phase 1 de son futur complexe à l'usine Laurentide dans le premier trimestre de 2016.

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'étude de caractérisation est enfin complétée sur le site de l'ancienne papeterie Laurentide, de sorte que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques possède maintenant la clé pour finaliser la transaction entre Produits forestiers Résolu et la Société de développement de Shawinigan. Mais parallèlement, Nemaska Lithium se fait plutôt discrète.

Le ministre David Heurtel a été interpellé sur ce dossier mardi matin, lors de son passage à Shawinigan. Le 8 septembre dernier, Nemaska Lithium annonçait l'acquisition de terrains et de bâtiments de l'ancienne usine Laurentide pour l'aménagement d'une usine d'hydrométallurgie pour transformer le concentré de spodumène de la mine Whabouchi en hydroxide et carbonate de lithium. 

Une phase expérimentale entraînant la création d'une vingtaine d'emplois devait s'ébranler dans l'ancien atelier d'usinage dès le 1er octobre. Le président - directeur général de l'entreprise, Guy Bourassa, n'a pu être joint mardi pour commenter l'évolution du dossier. 

Aucun ministre ne s'était déplacé à Shawinigan pour cette annonce en septembre, notamment parce que les études environnementales n'étaient pas complétées. Or, Produits forestiers Résolu a déposé les précieux documents aux MDDELCC lundi.

«Nous travaillons activement là-dessus», commente M. Heurtel. «Il faut bien faire les choses. Quand on parle de caractérisation de sols, ce n'est pas toujours une question de délais exacts. C'est complexe, il faut s'assurer de bien faire le travail.»

Chez Produits forestiers Résolu, Karl Blackburn, directeur, Affaires publiques et relations gouvernementales, admet que la firme embauchée pour cette étude vient de terminer sa mission. 

«Au cours des prochains jours, nous allons déposer le plan de remédiation pour enlever la contamination du site», précise-t-il. «Le ministère acceptera notre plan ou suggérera des modifications et par la suite, nous pourrons entreprendre les travaux. À partir de là, ça peut prendre trois ou quatre semaines, tout au plus.»

M. Blackburn souligne que l'étude de caractérisation s'est prolongée en raison d'une recommandation du MDDELCC. «Il fallait attendre pour faire les tests de sédiments après la période de frai dans la rivière. Ça nous a retardés de plusieurs semaines.»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, a discuté avec Nemaska Lithium en début de semaine et il ne détecte aucun problème particulier, même si l'entreprise tarde à s'installer. Il ne veut toujours pas avancer le montant déboursé par la SDS pour acquérir cette propriété, prétextant qu'il appartient au gouvernement de confirmer d'abord sa participation à cette transaction via le Fonds Résolu.

«Les travaux de démantèlement se mettront en place très bientôt», assure M. Angers. «L'échéancier est tout à fait respecté avec Nemaska. Il ne manque que le financement du gouvernement dans l'équation, mais pour le reste, ça va bien.»

Malgré les apparences, M. Heurtel refuse de parler d'une annonce prématurée en septembre.

«Le projet était prêt», assure-t-il. «Mais encore une fois, avant d'autoriser un développement, il faut être sûr que toutes les normes environnementales soient respectées. Quand on développe un projet de cette envergure, il faut s'assurer que les autorisations environnementales sont obtenues, ce qui déclenche les dernières étapes du financement.»

Nouveau partenaire

Le 19 novembre, Nemaska Lithium a justement annoncé la conclusion d'un protocole d'entente avec Johnson Matthey Matériaux pour Batteries, à Candiac. Il prévoit le versement d'une avance de 12 millions de dollars à l'entreprise en démarrage, en échange de produits et de services de valeur égale lors de l'exploitation de la phase 1 et de l'usine commerciale. L'entente prévoit aussi la signature d'un approvisionnement à long terme de sels de lithium pour répondre à la demande de Johnson Matthey Matériaux pour Batteries.

Denis Geoffroy, directeur du site de Candiac, souhaite vivement la réalisation de ce projet.

«Pour nous, c'est important que Nemaska devienne une réalité pour assurer notre approvisionnement en lithium pour le futur», commente-t-il. «Présentement, les gros fournisseurs sont en Chine ou en Amérique du Sud. C'est certain qu'on préférerait s'approvisionner localement.»

Le signal envoyé la semaine dernière démontre toute la confiance de Johnson Matthey Matériaux pour Batteries envers Nemaska Lithium.

«Si on est prêt à fournir de l'argent en payant à l'avance, c'est parce qu'on croit en l'entreprise», fait remarquer M. Geoffroy. «Nous avons quelques mois pour finaliser l'entente, mais je suis confiant que ce sera fait.»

L'annonce de la semaine dernière précise que le partenariat se réalisera sous réserve d'une vérification diligente. Dans un communiqué, M. Bourassa mentionne qu'il s'attend à commencer la construction de la phase 1 «dès que le financement aura été complété, ce qui devrait être fait d'ici février 2016.»

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