Oléoduc Énergie Est: le PQ interpelle Marc H. Plante

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de... (Olivier Croteau)

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Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable, d'environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy, en compagnie du président du PQ en Mauricie, Martin Beaudry.

Olivier Croteau

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que les instances nationales ont entériné la position régionale du Parti québécois contre le projet d'oléoduc d'Énergie Est, le président du PQ en Mauricie, Martin Beaudry, demande au président du caucus libéral régional, Marc H. Plante, de sortir de son mutisme dans ce dossier.

«On doit connaître l'intention de son gouvernement et des députés de la Mauricie. L'adjoint parlementaire du ministre du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ne peut plus rester silencieux», a soutenu celui qui est fier de l'appui unanime obtenu au dernier conseil national du PQ. Une proposition qui, initialement, provenait d'un militant péquiste de Maskinongé.

Selon lui, le projet de TransCanada est synonyme d'appauvrissement économique alors que, dit-il, le Québec hériterait de tous les risques. Une position partagée par le porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable, d'environnement et de lutte contre les changements climatiques, Mathieu Traversy.

«C'est clair pour la forte majorité de la population que le projet d'oléoduc de TransCanada est contraire aux intérêts du Québec. Il implique des risques environnementaux importants, mais pratiquement aucune retombée économique», a-t-il fait savoir, mardi, lors de son passage à Trois-Rivières.

Celui-ci a rappelé que le président américain Barack Obama s'est récemment opposé à un autre projet de TransCanada, Keystone XL, pour ces mêmes raisons.

«Le projet Énergie Est n'a jamais été conçu pour rapporter des bénéfices économiques pour le Québec, mais ce qui est certain, c'est qu'un oléoduc qui traverserait plus de 600 cours d'eau, incluant le fleuve Saint-Laurent, constituerait nécessairement un risque environnemental majeur», a-t-il ajouté.

Alors que le tracé final devrait être connu d'ici la fin décembre, le député péquiste de Terrebonne dit toujours attendre la réponse du gouvernement Couillard qui, «mal à l'aise, se cache derrière un comité d'experts indépendant».

Pourtant, rappelle M. Traversy, le premier ministre avait déjà déclaré l'été dernier «qu'un pipeline sans retombées ne vaut pas la peine». Ce qui est le cas, selon lui, alors que TransCanada a mis de côté le scénario d'un terminal maritime en sol québécois. «Cela démontre que l'on gagnerait à contrôler l'ensemble de nos pouvoirs et responsabilités en matière d'environnement», a-t-il conclu.

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