François-Philippe Champagne favorable au projet de train

François-Philippe Champagne... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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François-Philippe Champagne

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Lorsque le président-directeur général de Via Rail, Yves Desjardins-Siciliano, débarquera mercredi à la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières (CCITR), c'est un député fédéral de Saint-Maurice-Champlain favorable au projet d'un train de passagers sur la rive nord qu'il rencontrera à la suite de sa conférence.

«Je serai un allié. C'est un projet ambitieux. Mais il faut avoir de l'ambition pour voir grand. Ça mérite qu'on en discute, qu'on s'y attarde. C'est l'un des projets qui mérite d'être regardé. La rive nord semble le plus logique. Il y a déjà des études. On ne part pas de zéro», a confié au Nouvelliste François-Philippe Champagne.

Celui-ci a confirmé avoir reçu l'invitation de la présidente de la Chambre, Karine Provencher, à participer à cette rencontre prévue avec le grand patron de Via Rail au terme du déjeuner. Car le milieu trifluvien veut faire partie de la stratégie de la société ferroviaire d'accroître le transport de passagers.

Le projet vise à mettre en place des voies dédiées dans le corridor Toronto-Ottawa-Montréal pour permettre la circulation d'un train à grande fiabilité et à grande efficacité. Un scénario estimé à trois milliards de dollars au lieu des dix milliards de dollars rattachés à l'époque à l'idée d'un train à grande vitesse.

Selon M. Champagne, le nouveau projet rejoint, dit-il, plusieurs des orientations avancées par le Parti libéral du Canada au cours de la campagne électorale, dont le programme d'infrastructures, le transport public et l'électrification des transports. «J'ai hâte de rencontrer le président de Via Rail», a-t-il indiqué.

Pour lui, un service de trains de passagers aura des retombées sur l'ensemble de la région, non seulement au plan socioéconomique, mais aussi, récréotouristique. Et celui qui a vécu longtemps en Europe est en mesure d'apprécier ce mode de transport. «Tous les acteurs doivent être impliqués car c'est un projet de l'ensemble de la communauté», a-t-il ajouté.

D'ailleurs, les autres députés fédéraux de la Mauricie, Ruth Ellen Brosseau et Robert Aubin, devraient participer à la rencontre, tout comme les maires de Trois-Rivières et Bécancour, Yves Lévesque et Jean-Guy Dubois.

Le 12 novembre dernier, M. Desjardins-Siciliano avait prononcé une allocution devant les membres de la Chambre de commerce et d'industrie de Drummond. Or, les intervenants du Centre-du-Québec n'avaient pas tardé à réclamer que la rive sud du Saint-Laurent s'impose comme une solution lorsque viendra le temps de faire le choix du tracé.

Mais la Chambre trifluvienne n'en sera pas à ses premières revendications du genre. En 1982, on émettait un communiqué pour promouvoir le corridor nord, le train rapide et la mise sur pied d'un comité de travail. Au fil des ans, il s'en est suivi des mémoires, des lettres et des résolutions, et ce, sous différents gouvernements.

Or, non seulement les gens d'affaires de Trois-Rivières peuvent-ils compter sur des études historiquement favorables à un train rapide sur la rive nord, mais voilà qu'ils ont maintenant le représentant régional du gouvernement Trudeau de leur bord.

En octobre 2009, à la suite d'une mobilisation sur la rive sud qui s'était retrouvée devant la Fédération des Chambres de commerce du Québec, l'organisme trifluvien avait simplement montré signe de vie pour que la rive nord ne soit pas oubliée dans les études. Après avoir fait plutôt dans les nuances, la CCITR mettait finalement son poing sur la table en février 2010 en réclamant haut et fort un train rapide sur la rive nord, entre Québec et Montréal.

«Il faut corriger cette erreur historique qui ne doit plus être acceptée dans le contexte économique que nous vivons et de développement durable que nous souhaitons», avait alors affirmé le président de l'époque, Jean Poliquin, se plaisant à montrer la pile de dossiers accumulés sur le sujet au cours des années.

Il prétendait alors que l'absence d'un service ferroviaire de passagers sur la rive nord, depuis la chute du pont enjambant la rivière Sainte-Anne dans les années 80, nuisait au développement économique de la région, «la plus importante agglomération entre Québec et Montréal».

«Plusieurs études ont démontré à 99,8 % la nécessité d'un tracé rive nord, ce qui favoriserait l'utilisation du train par plus de 300 000 usagers potentiels liés par l'Autoroute de l'énergie et le pont, dont 250 000 se situent en Mauricie», faisait-il remarquer, tout en évoquant sur la rive nord la présence des aéroports de Québec et Montréal, de même que la ville de Laval.

Le président du comité Stratégie Vigie de la Chambre, Denis Gamache, n'avait pu s'empêcher d'ajouter que «tout est à la faveur de la rive nord» et qu'il existe déjà un train de passagers sur la rive sud. La saison 2011-2012 de l'organisme, alors présidé par Me Luc Therrien, avait même été lancée dans l'ancienne gare sous le thème À fond de train. Les membres présents furent invités à signer une carte géante à l'intention du ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, pour lui demander la réalisation d'un train rapide, avec arrêt à Trois-Rivières, «pour le développement du Québec et de ses régions».

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