Le milieu forestier en évolution

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(La Tuque) L'Association Forestière de la Vallée du Saint-Maurice (AFVSM) a tenu son congrès annuel, jeudi, sous le thème «Une mise au point sur notre milieu forestier».

Cette journée a permis de faire le point sur différents sujets en lien avec les changements opérés dans le milieu forestier depuis plusieurs années. Près d'une centaine de personnes ont participé aux activités.

«Avec un thème comme ça, on aurait pu faire un congrès de trois jours parce que depuis des années le milieu forestier n'a pas cessé de changer et de s'adapter. [...] On voulait faire le point, surtout avec l'arrivée du nouveau régime forestier en 2013, sur la situation, sur le fonctionnement de nos affaires. Puis en même temps on s'interroge sur les améliorations qu'on pourrait amener», affirme Angéline Fourchaud, directrice de l'AFVSM.

Plusieurs intervenants de différents milieux, qui ont des opinions différentes par rapport au milieu forestier, ont pu prendre la parole et s'exprimer pendant le congrès. Parmi ces conférenciers, il y avait le conseiller en développement pour la Corporation de développement durable du Haut Saint-Maurice, Luc Désaulniers. Il était accompagné d'un représentant du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. 

Il a été question d'un nouveau programme financé par le ministère qui permet de soutenir le processus d'élaboration et de consultation des plans d'aménagement forestier intégré par le biais de la Tables de gestion intégrée des ressources et du territoire (TGIRT).

«La grosse partie, c'est vraiment les TGIRT. [...] Les TGIRT représentent tous les utilisateurs de la forêt. Les gens qui sont désignés pour ces tables-là sont des gens désignés par la loi. Donc, les ZECS, les pourvoiries, les trappeurs, les conseils régionaux en environnement, les MRC, les bénéficiaires d'approvisionnement. Il y a aussi les autres détenteurs de droit, par exemple les érablières, bleuetières. Il y a le maitre d'oeuvre qui est la Corporation de développement durable», a expliqué Luc Désaulniers.

Les règles et modalités ont été adoptées dernièrement par le Conseil municipal de La Tuque pour la Tables de gestion intégrée des ressources et du territoire.

«On a fait ça à l'interne avec le ministère. On n'a pas consulté les gens en tant que tel, parce qu'on voulait être efficace rapidement. On sait que ça ne plaira pas à tout le monde. Il y avait quatre TGIRT, et maintenant, on en a fait une seule pour la Mauricie», explique M. Désaulniers.

Cette table est mise en place dans le but d'assurer que les intérêts et des préoccupations des personnes et des organismes concernés par les activités d'aménagement forestier soient pris en considération. Elle sert également à fixer des objectifs locaux d'aménagement durable des forêts et à convenir de certaines mesures d'harmonisation des usages.

Lorsqu'il y aura des problématiques plus locales, des comités d'experts ou des comités de travail vont être mis en place. 

«Les gens de terrain vont être invités à venir traiter du sujet concerné. [...] Les gens n'ont pas beaucoup d'attentes parce que dans les quatre ou cinq dernières années, je dirais que les gens ont été un peu déçus par la formule. Moi je leur propose quelque chose qui, je l'espère, va les motiver à participer. On essaie de rendre ça plus vivant», affirme le conseiller en développement pour la Corporation de développement durable du Haut Saint-Maurice.

Selon ce dernier, la nouvelle a été bien reçue. Les conférenciers ont également présenté les grandes règles des modalités des programmes, qu'est-ce qui est admissible et non admissible.

Il a également été question durant le congrès de l'AFVSM de la question du financement des chemins forestiers. De plus, les dirigeants de Rexforêt ont pris la parole pour, entre autres, présenter leur organisation.

«Ils sont aussi dans beaucoup de projets, mais on a l'impression qu'ils travaillent dans l'ombre, alors c'était un peu l'objectif de les mettre en lumière [...] Il faut savoir que Rexforêt est un intervenant très important dans le milieu forestier. C'est le bras opérationnel du ministère. Ils ont plusieurs millions de dollars de budget à respecter et ils font ça avec une équipe très restreinte. Ils ont un taux de 2,5 % de leur budget pour l'administration. C'est très intéressant et ça démontre l'efficacité de cet organisme-là», a conclu Mme Fourchaud.

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