Les coopératives forestières en ont assez

Claude Dupuis, vice-président de la FQCF et directeur... (Audrey Tremblay)

Agrandir

Claude Dupuis, vice-président de la FQCF et directeur général de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice.

Audrey Tremblay

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(La Tuque) Après le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ), c'est au tour de la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF) de monter aux barricades afin de dénoncer le prix de la fibre qui paralyse toute la filière forestière et de souligner l'importance d'améliorer la compétitivité du secteur.

«On trouve que ça piétine et que c'est long [...] C'est en Mauricie que le problème est le plus criant, après la Côte-Nord. Là-bas, il y a eu des actions de posées. Présentement, c'est en Mauricie que le coût de la fibre est le plus élevé. Il faut que les actions commencent ici, mais le malaise est généralisé à la grandeur de la province», dénonce Claude Dupuis, vice-président de la FQCF et directeur général de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice.

Selon ce dernier, tous les moyens pourraient être envisagés pour se faire entendre. D'ailleurs la pression sur le gouvernement sera intensifiée dans les prochaines semaines.

«S'il ne se passe rien dans les prochaines semaines, on va fortement suggérer à nos gens d'écrire à leur député. [...] Il s'est passé des choses sur la Côte-Nord, est-ce qu'il va falloir en venir là avec la Mauricie et toutes les régions du Québec?», se questionne-t-il.

Le président du CIFQ, André Tremblay, a exposé la situation délicate dans laquelle se trouve l'industrie dans une tournée provinciale qui vient tout juste de se terminer. Il s'appuyait sur des données élaborées par une firme indépendante pour démontrer que le Québec est défavorisé par rapport à ses compétiteurs. Le coût de la fibre a augmenté considérablement et elle est la plus chère au Canada, alors qu'en même temps, les arbres sont les plus petits. 

«La valeur du dollar canadien et les coûts du carburant ont diminué et les prix sur le marché se sont légèrement améliorés, mais l'augmentation du coût de la fibre et la diminution de la valeur des copeaux annulent en ce moment ces avantages concurrentiels. Alors que nous devrions, comme dans le reste du Canada, être en train de nous refaire une santé financière après plusieurs années de crise, ce n'est pas ce qui se produit», a souligné la FQCF dans un communiqué de presse.

Les coopératives forestières confirment que la période est très difficile. Elles ne se gênent pas pour pointer du doigt le nouveau régime forestier qui a été mis en place en  2013 pour expliquer une partie des problèmes qui affectent toute la chaîne de valeur. 

«Des ajustements importants doivent cependant y être apportés pour améliorer la compétitivité du secteur, sans compromettre les autres avancées. Après presque une décennie de crise, l'élastique ne pourra plus être étiré longtemps».

La FQCF est en accord avec les pistes de solution avancées par la CIQ, c'est-à-dire la révision du fonctionnement du Bureau de mise en marché du bois, de revoir le mécanisme d'application de la rente, de mettre en place un programme de partage des coûts pour les chemins multiusages et d'avoir des tarifs d'électricité préférentiels pour les papetières.

«La combinaison de toutes ces mesures ferait baisser le coût de la fibre d'environ 10 $ par mètre cube», soutient la FQCF.

Les coopératives se disent conscientes que l'état des finances publiques ne permet pas une grande marge de manoeuvre. 

Toutefois, la Fédération est aussi persuadée que l'augmentation du niveau de prélèvement de 4 millions de mètres cubes, qui sont disponibles, permettrait de rétablir l'équilibre des revenus pour l'État tout en préservant des dizaines de milliers d'emplois.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer