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Services supralocaux: Angers veut éviter les frais d'inscription élevés

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Environ 200 jeunes pratiquent le patinage artistique à Shawinigan, notamment à l'aréna Gilles-Bourassa. Sans entente entre leur municipalité avec la Ville, les parents de l'extérieur devraient dorénavant payer près de 3000 $ par année pour inscrire leur enfant.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Au terme d'une semaine où il a dû expliquer sa démarche pour obtenir 476 000 $ de neuf municipalités avoisinantes pour l'utilisation de ses infrastructures, le maire de Shawinigan, Michel Angers, avoue qu'il préférerait s'entendre avec ses homologues plutôt que d'exiger des coûts d'inscription démesurés aux résidents de l'extérieur.

Sa démarche a d'ailleurs reçu un accueil très favorable au caucus des cités régionales de l'Union des municipalités du Québec, ce qui lui fait dire que le temps joue en sa faveur.

Les neuf communautés visées autour de Shawinigan doivent répondre à la demande avant le 27 novembre. Le maire souhaite signer des ententes qui entreront en vigueur dès le 1er janvier 2016. Pour les municipalités qui refuseront, les citoyens qui s'inscriront à une activité à Shawinigan, par exemple au hockey mineur, à un cours de ski à la Station plein air Val-Mauricie ou à une bibliothèque, devront s'attendre à voir leurs frais monter en flèche.

Il s'agirait assurément d'une conséquence, mais pas du but recherché, confie M. Angers.

«Notre stratégie n'est pas de vouloir faire payer les citoyens de l'extérieur», mentionne-t-il. «Ultimement, c'est ce qui va arriver si leur municipalité décide de ne pas avoir une approche communautaire. Si, à certains endroits, on souhaite instaurer le principe de l'utilisateur-payeur, les gens qui ne seront pas contents se retourneront vers le conseil municipal. Que personne ne vienne dire que la Ville de Shawinigan est méchante ! Quand on a un service, on doit payer.»

Le maire précise qu'il ne faut pas croire que la nouvelle politique créerait deux tarifications de billets pour le Centre des arts ou à l'activité d'Arbres en arbres au Parc de l'Île-Melville, soit une pour les citoyens de Shawinigan et une autre pour les gens de l'extérieur. Son périmètre se limite aux activités sportives et culturelles organisées et non au tourisme.

Par exemple, il a été mentionné qu'un parent de l'extérieur de Shawinigan qui voudrait inscrire son enfant au hockey mineur devrait dorénavant payer 1698 $ sans entente de sa municipalité avec la Ville. Dans le cas du patinage artistique, la facture serait encore plus salée : 2938 $ ! Des sommes obtenues en calculant le même taux horaire pour les arénas que celui de l'amphithéâtre, alors que dans les faits, ce dernier est près de trois fois plus dispendieux.

«Personnellement, je serais assez mal à l'aise si j'étais maire d'une municipalité autour et que je savais que mes citoyens consomment des services à la ville centre sans payer», laisse tomber M. Angers. «Je serais gêné de ça. Les maires ont tous convenu que le raisonnement avait du sens. Si une ville centre me disait que je n'ai pas besoin de construire des infrastructures, que je n'ai qu'à payer un infime pourcentage de ce que ça coûte réellement, j'aurais fait comme les municipalités autour de Victoriaville.»

La capitale des Bois-Francs possède une entente de partenariat avec 16 communautés environnantes depuis 2012. Shawinigan cherche à reproduire le même modèle avec Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Boniface, Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Élie-de-Caxton, Saint-Mathieu-du-Parc, Grandes-Piles, Saint-Paulin, Hérouxville et Saint-Tite.

Résolution unanime

Au caucus des cités régionales de l'UMQ jeudi, à Saint-Hyacinthe, M. Angers a présenté sa démarche et il a reçu un écho fort positif. Ce comité regroupe 27 municipalités à travers le Québec, qui vivent sensiblement les mêmes enjeux au sujet de la desserte de services au profit des villages limitrophes.

«J'ai fait une proposition et unanimement, les maires s'alignent dans cette direction», pointe M. Angers. «Unanimement ! Le processus enclenché à Victoriaville va s'étendre partout. Qu'on le veuille ou pas, ça s'en va dans cette direction.»

Questionné à savoir s'il ne plaçait pas ses éventuels partenaires au pied du mur en les insérant dans un échéancier aussi serré, le maire de Shawinigan réplique qu'il avait annoncé ses couleurs en janvier et que certains homologues ont été rencontrés à ce sujet au cours de l'année.

«On a attendu assez longtemps», laisse-t-il tomber. «Mes citoyens payent et je suis dans un contexte budgétaire où j'ai perdu trois millions de dollars en taxes. Je dois faire des choix importants. Je me sentirais inéquitable envers mes payeurs de taxes si je ne faisais pas ça.»

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