Une deuxième mission économique fructueuse

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Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, a fait le point sur la deuxième mission économique en Europe, mardi.

Audrey Tremblay

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(La Tuque) Le projet Vision La Tuque 2023, visant à implanter la première bioraffinerie alimentée par les résidus forestiers au Canada, continue de faire du chemin. La délégation de la Ville de La Tuque n'est pas revenue les mains vides de sa deuxième mission économique en France et en Finlande. Des partenaires se sont montrés intéressés au projet, et quatre ententes - placées sous le sceau de la confidentialité - ont été conclues.

«Ce sont de très bonnes nouvelles et je suis très emballé. Ç'a été un voyage très fructueux», se plaît à dire le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, qui était accompagné en Europe par le directeur général de la Ville, Marco Lethiecq, le directeur du Service de développement économique et forestier, Patrice Bergeron et du professeur et chercheur du Centre de recherche sur les matériaux cellulosiques de l'UQTR, Patrice Mangin. 

Les membres de la délégation sont allés consolider leurs relations avec les intervenants européens qu'ils avaient rencontrés lors de leur première visite, mais surtout chercher du financement pour des études de faisabilité.

«La preuve que ça été fructueux, c'est que ces gens-là sont intéressés. Ils nous ont même donné de bons montants d'argent pour faire l'étude de faisabilité. [...] De plus, ils nous ont fait signer des ententes de confidentialité, ce qui démontre leur sérieux», soutient le maire Beaudoin.

Avec le projet Vision La Tuque 2023, les Latuquois espèrent valoriser les 650 000 à 1,2 million de tonnes de biomasse forestière qui sont disponibles annuellement en Haute-Mauricie. Il s'agit d'un projet à long terme. Avant qu'une bioraffinerie puisse voir le jour à La Tuque, plusieurs étapes devront être franchies. Ce projet nécessitera des centaines de millions de dollars d'investissements et pourrait contribuer à créer jusqu'à 300 emplois directs sur le territoire de La Tuque.

Quatre ententes ont été conclues lors du voyage la semaine dernière, dont deux avec des entreprises intéressées par le potentiel de La Tuque, autant pour ses ressources disponibles importantes que ses infrastructures. 

«L'électricité, le chemin de fer, le réseau de chemin forestier développé, un site exceptionnel qui pourrait accueillir ce type d'industrie, tous ces avantages-là ont trouvé écho auprès d'entreprises. Ils nous ont dit qu'on avait tout le potentiel requis pour mener à bien cette première usine au Canada», a souligné Patrice Bergeron.

Après ces deux visites en Europe, ce sera maintenant le tour des partenaires intéressés de se déplacer. Ils sont attendus en sol latuquois à la fin de l'hiver ou au début du printemps.

«Ils vont venir voir de leurs propres yeux, et en même temps on pourra conclure certaines ententes qu'on a avec eux autres», affirme Normand Beaudoin.

Dans son voyage, la délégation s'est d'abord rendue en France où elle était invitée à présenter le projet Vision La Tuque 2023 dans le cadre du Forum franco-québécois bois et forêt qui a eu lieu à Paris. Ils ont pu rencontrer le ministre québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs, Laurent Lessard, ainsi que des investisseurs intéressés par différentes étapes du projet.

En Finlande, la délégation a rencontré l'ambassadrice du Canada, Andrée Noëlle Cooligan, qui travaillera à faire progresser le dossier latuquois en favorisant les échanges avec des entreprises finlandaises ayant l'expertise dans ce domaine. Ils ont aussi rencontré des partenaires financiers potentiels très intéressés par le projet.

Nouvel organisme

Au printemps dernier, un nouvel organisme à but non lucratif (OBNL) a été créé pour mener à bien l'idée de créer une bioraffinerie à La Tuque. Il s'agit de l'organisme Bioénergie La Tuque (BELT) dont le président est Patrice Bergeron et le directeur général est Patrice Mangin. D'autres Latuquois ayant de l'expertise en matière de foresterie forment le reste du conseil d'administration de l'organisme.

«La Municipalité a initié le projet. Maintenant, le BELT a été créé. Ils vont chapeauter le projet, mais c'est certain que la Ville va être derrière le projet», souligne le maire.

«La mission de BELT est de développer et de mettre en place toutes les conditions nécessaires au développement de la filière des bioénergies sur le territoire de La Tuque», a souligné le président Patrice Bergeron.

Le BELT a également dévoilé son logo, mardi. Bioénergie La Tuque a le mandat de travailler en partenariat avec la municipalité, les élus, les entreprises du milieu, le gouvernement du Québec et les investisseurs potentiels pour mener à la réalisation du projet.

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