Olymel veut devenir partenaire de Lucyporc

Lucyporc... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

Agrandir

Lucyporc

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Olymel prend les moyens pour accentuer sa présence en Mauricie. Après avoir annoncé en février une entente de partenariat avec l'abattoir ATrahan Transformation, voilà que le géant de l'alimentation dévoile la conclusion d'une entente de principe afin d'établir un partenariat d'affaires avec les aliments Lucyporc, aussi de Yamachiche.

L'entente de principe prévoit un échange de parts entre Olymel et le Groupe Robitaille. Si l'entente est entérinée par le Bureau de la concurrence, Olymel détiendra 50 % des parts de Lucyporc, un abattoir de porcs embauchant350 personnes, et de Viandes Dunham, une autre propriété de Groupe Robitaille située en Estrie. En retour, le Groupe Robitaille obtiendra des parts d'Olymel.

Cette volonté d'unir les forces de deux partenaires n'a pas d'impact négatif sur les emplois. Les travailleurs de Lucyporc, tout comme ceux de Viandes Dunham, conservent leur poste.

«Il n'y a rien de changé ici, c'est un échange de parts entre deux entreprises. On continue dans la même voie, la même structure. Et c'est une excellente nouvelle. Ça va nous aider à développer d'autres marchés. On est très fort au Japon, mais moins impliqué dans d'autres pays. Les tentacules d'Olymel vont nous aider à pénétrer ou à accentuer notre présence», déclare Denis Levasseur, directeur général de cette usine de transformation de Yamachiche.

Selon Olymel, l'entente visée va assurément représenter une solution gagnante pour les deux partenaires.

«Olymel a une expertise qu'elle souhaite partager. Cela va permettre de faire des produits de niche. Les deux entreprises exportent au Japon, aux États-Unis, au Mexique. Une synergie sera créée par ce partenariat», déclare Richard Vigneault, responsable des communications corporatives chez Olymel.

Questionné à savoir si Olymel désirait acquérir la moitié d'un compétiteur par le biais de cette entente, M. Vigneault estime que ladite entente met plutôt en vedette deux entreprises qui travaillent dans le même domaine et qui vendent dans des marchés similaires, mais qui oeuvrent à des échelles différentes et qui offrent des produits différents.

«La compétition est très forte avec les États-Unis, les Européens, les Brésiliens. L'entente permettra d'être plus fort sur les marchés et d'affronter les défis de l'avenir», déclare M. Vigneault.

Le Bureau de la concurrence doit maintenant entériner ce projet de partenariat. Lorsque cette étape sera franchie et que la transaction sera officialisée, les deux partenaires vont présenter leurs orientations de croissance. Denis Levasseur souhaite que cette annonce soit effectuée en 2016.

Les employés mis au courant lundi

Les employés de Lucyporc ont appris lundi matin cette volonté de leur employeur, soit quelques heures avant la diffusion de la nouvelle par les deux partenaires. Selon Yves Dupont, conseiller syndical des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce, local 1991 (TUAC-FTQ), cette nouvelle semble positive à première vue.

«Je n'ai pas les détails du projet d'entente. Syndicalement, ce qui nous importe est le maintien des emplois. Et ça semble le cas. On nous dit qu'il n'y a pas de problème de ce côté et qu'il y aura peut-être même une croissance: on parle d'augmenter les effectifs sur le quart de travail de soir.»

Le conseiller syndical des travailleurs de Lucyporc admet toutefois que l'arrivée d'un géant au sein d'une entreprise peut créer certaines appréhensions.

«Olymel est un gros joueur au Québec. Je ne vois pas ça de façon tellement positive quand une grosse compagnie contrôle presque tout. Dans le passé, Olymel et Lafleur étaient des partenaires et Olymel a avalé la compagnie par après. Mais on n'en est pas là.»

Michel Isabelle voit d'un bon oeil cette entente à venir entre Olymel et le Groupe Robitaille. Selon le maire de Yamachiche, le Partenariat Transpacifique pourrait bien avoir un rôle à jouer dans ce partenariat. «Il y a des ouvertures de marchés supplémentaires avec tout ce qui est filière du porc. Cette annonce est une transaction d'affaires. Si ça assure Yamachiche de la continuation des activités actuelles, tout le monde va être content. Et je pense que ce sera le cas. Je ne suis pas inquiet. J'interprète ça positivement, jusqu'à avis contraire.»

ATrahan: toujours en attente

Pour ce qui est de l'entente entre Olymel et ATrahan Transformation, Richard Vigneault affirme que les deux partenaires travaillent toujours à conclure le marchée et sont dans l'attente d'une décision du Bureau de la concurrence.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer