Stolt LNGaz: construction au début de l'été

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Le directeur de la future usine de Stolt LNGaz, à Bécancour, Luc Rousseau, est originaire de Nicolet.

François Gervais

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Au-delà du menu du tout premier déjeuner mensuel des Manufacturiers de la Mauricie et du Centre-du-Québec (MMCQ), la centaine de représentants d'entreprises avaient autre chose à se mettre sous la dent, soit les opportunités d'affaires rattachées au projet d'une usine de liquéfaction de gaz naturel à Bécancour, évaluée à 800 millions de dollars.

Les dirigeants de Stolt LNGaz ont fait le point sur les échéanciers de la construction qui, «dans un monde idéal», devrait s'amorcer «à la fin du printemps ou au début de l'été». Et ce qui devrait apparaître en premier sur le site du parc industriel en 2016, c'est le réservoir d'entreposage de gaz naturel liquéfié (GNL) de 50 000 mètres cubes. Le reste de l'usine sera érigé l'année suivante pour un début d'opérations envisagé à l'été 2018 avec une vingtaine d'employés prévus au démarrage.

Originaire de Nicolet, le directeur de la future usine, Luc Rousseau, a dévoilé en primeur le plan des installations à un auditoire intéressé. Entre autres, on pouvait y voir une surface disponible pour la phase 2.

Si le promoteur a déjà en poche un décret environnemental et un permis d'exportation, il lui reste une étape importante à franchir le printemps prochain: la clôture financière pour une décision finale d'investissement. D'ici là, la stratégie de construction sera élaborée avant de se lancer dans les négociations des contrats qui seront, entre autres, d'ordre mécanique, civil et électrique.

Un pipeline vers le quai et un bras de chargement font partie des spécialités, tout comme les équipements cryogéniques. Au plan local, des besoins d'approvisionnement en valves, instruments et tuyauteries ont toutefois été évoqués.

«On veut livrer une usine sécuritaire et fiable en collaboration avec la communauté avec quatre politiques principales: santé-sécurité-environnement, ressources humaines, qualité et logistique et développement durable», a précisé M. Rousseau, tout en parlant des certifications ambitieuses que l'entreprise entend obtenir.

Pour sa part, le directeur, Affaires publiques et relations avec les communautés pour Stolt LNGaz, Richard Brosseau, a rappelé l'objectif de produire 500 000 tonnes de GNL par année pour fournir un accès fiable et sécuritaire à toutes les entreprises non desservies par le réseau traditionnel de gaz naturel, «ce qui leur permettra de devenir plus compétitives, à moindre coût, tout en améliorant de façon notable leur performance environnementale». Le tout sera distribué principalement par petits navires méthaniers et par camions-citernes et des réservoirs devraient aussi être construits sur la Côte-Nord.

Par ailleurs, le porte-parole corporatif n'a pas manqué de souligner la signature d'ententes majeures de partenariat avec des entreprises québécoises, dont Servitank, filiale du Groupe Somavrac, chef de file québécois dans le domaine de l'entreposage et de la livraison de produits en vrac et de matières dangereuses. Une quarantaine d'emplois pourraient être créés en lien avec les livraisons additionnelles pour Stolt LNGaz.

Lors de la période de questions, M. Brosseau a admis que le prix du pétrole actuel représentait pour le promoteur «un défi qu'on tente de tourner en opportunité». «L'avantage compétitif de 15 % à 20 % qu'on avait au début a disparu, mais il y a un intérêt hyper grandissant pour le GNL pour différentes clientèles», a-t-il ajouté avant d'inviter les fournisseurs à manifester leur intérêt sur le site de l'entreprise (www.stoltlngaz.com/fr).

Présent à cette première activité du genre pour les MMCQ, le ministre délégué aux PME, Jean-Denis Girard, a indiqué que «le réseautage est plus important que jamais» pour rester compétitif. Et il a profité de l'occasion pour énumérer les différentes mesures mises en place par son gouvernement, dont le Passeport Entreprises qui vise, entre autres, à simplifier l'accès des entreprises aux contrats de l'État et leur permettre d'avoir une meilleure connaissance des règles de fonctionnement.

Réservés exclusivement aux acteurs du milieu manufacturier, les déjeuners mensuels des MMCQ ont lieu à l'Hôtel Urbania de Trois-Rivières chaque premier vendredi, à 7 h 30. Le prochain rendez-vous de réseautage aura donc lieu le 4 décembre avec, comme invité, Daniel Archambault, de Kruger.

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