Investissement de 1,5 million $ chez HDI Technologies

Richard Gonneville et Claude Rousseau fils, propriétaires de... (François Gervais)

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Richard Gonneville et Claude Rousseau fils, propriétaires de HDI Technologies, sont à nouveau confrontés à un heureux problème de croissance à Shawinigan.

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Déjà à l'étroit dans ses locaux intégrés en 2007, HDI Technologies procédera, l'an prochain, à un investissement de 1,5 million de dollars pour ajouter plus de 900 mètres carrés à ses installations de la 28e Avenue, dans la parc industriel Albert-Thibeault.

L'obtention d'un nouveau contrat avec la multinationale ABB pour la fabrication de 48 disjoncteurs extérieurs de haute tension pour les postes de distribution a accéléré cette décision.

Depuis 2001, l'entreprise dirigée par Claude Rousseau fils et Richard Gonneville connaît une croissance soutenue. D'abord spécialisée dans la conception et l'assemblage de harnais électriques pour le fabricant de bateaux Doral, la PME a diversifié sa production au fil des années, de sorte qu'elle brasse des affaires avec une trentaine de clients aujourd'hui.

Elle se spécialise toujours dans le câblage et l'assemblage électromécanique. «Notre chiffre d'affaires est passé de 1,2 million $ en 2001  à 5 millions $ en 2015», résume M. Rousseau. En fait, HDI Technologies a besoin de 2,2 millions de mètres de filage par année pour accomplir ses mandats! 

«Quand on est parti avec Doral au début, nous n'étions que 7 personnes», se remémore M. Gonneville. «Nous sommes maintenant près de 80. On ne pensait pas devenir aussi gros, aussi vite. Depuis six mois, c'est incroyable, ça n'arrête pas! L'électromécanique au Québec, c'est un petit monde et je pense que notre expertise commence à se faire connaître.»

D'abord établie à Sainte-Flore, HDI Technologies a dû déménager dans de plus vastes locaux en 2007 pour soutenir son expansion, ceux de l'ancien Carrefour de la nouvelle économie. L'entreprise fêtera son 15e anniversaire de fondation en janvier. Elle vient de créer un quart de travail de soir pour gérer sa croissance.

Le dernier contrat avec ABB illustre parfaitement l'expertise acquise par HDI Technologies au fil des années. Ces nouveaux disjoncteurs mesurent près de quatre mètres de haut et pèsent deux tonnes chacun. Ils ne pouvaient être entreposés dans les locaux actuels. En attendant la réalisation de l'agrandissement, un entrepôt est loué sur le boulevard des Hêtres, jusqu'à l'automne 2016.

Un premier prototype a déjà été produit et un groupe de quatre disjoncteurs seront livrés en novembre. À lui seul, ce contrat entraîne la création de huit emplois, de nouveaux équipements... et un projet d'agrandissement.

«Nous étudions actuellement de quelle façon nous pourrons intégrer toutes ces activités ici», témoigne M. Rousseau. «On commençait déjà à être à l'étroit en raison de la croissance de nos activités. On essayait de se créer de l'espace par l'intérieur. On en serait venu à un agrandissement de toute façon, mais plus tard.»

ABB avait déjà confié à HDI Technologies un contrat pour la conception de panneaux électriques, qui mobilise neuf employés. La multinationale helvético-suédoise est appelée à devenir un client majeur pour HDI Technologies, croit M. Rousseau. Par ailleurs, une société comme CAE confie au fournisseur shawiniganais des contrats pour le câblage des simulateurs de vols et pour des mannequins servant à  l'apprentissage médical.

La PME produit également des harnais électriques pour Ambulance Demers depuis une douzaine d'années. Bref, une production qui sert à une vaste gamme d'utilisations.

«Au fil du temps, on s'est diversifié dans une niche de produits très complexes, de bas volume, dans un contexte de changements constants», résume M. Rousseau. «On ne court pas après le volume, ce n'est pas le but ici. On sort entre 75 et 100 produits différents chaque semaine!»

M. Rousseau reconnaît que l'embauche de personnel qualifié représente un défi, particulièrement pour des postes d'ingénieurs ou des emplois plus techniques, par exemple. HDI Technologies assure toutefois elle-même la formation, ce qui lui permet d'agrandir son bassin de recrutement pour la production.

«Toutes les entreprises font face à ce genre de défi», constate-t-il. «L'avantage ici, c'est que nous ne demandons pas de formation spécialisée. Nous donnons la formation au complet. On veut des gens débrouillards, qui veulent apprendre. Le revers de la médaille, c'est que lorsque nous sommes en période d'embauche massive, ça met beaucoup de pression sur notre productivité.»

Le regroupement Électro Mauricie,  réanimé à l'automne 2014, travaille d'ailleurs sur un projet de formation pour répondre aux besoins de main-d'oeuvre des entreprises de ce secteur dans la région.

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