Étudiants recherchés d'urgence en imprimerie

Imprimerie Marquis de Louiseville fait partie des partenaires... (Stéphane Lessard)

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Imprimerie Marquis de Louiseville fait partie des partenaires intéressés à promouvoir la formation professionnelle dans le domaine.

Stéphane Lessard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En janvier 2016, une nouvelle cohorte inscrite au programme de formation en Imprimerie devrait prendre son envol au Centre de formation professionnelle Bel-Avenir de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy. Sauf que pour l'instant, seulement trois personnes ont démontré de l'intérêt, d'où le cri du coeur lancé par les intervenants qui en souhaitent au moins une douzaine pour pouvoir démarrer le tout.

«Nous sommes présentement en période d'inscription jusqu'au 30 novembre. Malgré la grande pénurie de main-d'oeuvre dans ce secteur, les demandes d'inscription vont au ralenti», admet le directeur adjoint du CFP, Denis Laroche.

Pendant que les grandes entreprises de la région font actuellement face à des problématiques importantes de recrutement qui, à court terme, ont déjà des conséquences sur leur industrie, le CFP peine donc à attirer des étudiants pour son programme de 1350 heures, incluant un stage de 120 heures réalisées en entreprise et menant à un diplôme d'études professionnelles (DEP). La formation est répartie sur 12 mois à l'édifice DLS à Trois-Rivières. Et dès l'obtention de leur DEP, les finissants sont assurés de trouver de l'emploi dans le secteur des communications graphiques.

«C'est pourquoi nous avons décidé d'investir dans une campagne de publicité écrite et web conjointement avec cinq imprimeurs de la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec: Imprimerie de la Rive-Sud de Nicolet, WestRock de Warwick, Héon et Nadeau de Victoriaville, Chicoine de Drummondville et Marquis de Louiseville», a-t-il annoncé.

Par exemple, dans ce dernier cas, la croissance est au rendez-vous avec, entre autres, la signature d'une entente avec un partenaire européen pour la production de livres de l'Europe francophone destinés au marché nord-américain.

«Par cet investissement, nous voulons faire connaître notre programme de formation et surtout informer la population des possibilités d'emplois intéressantes sur notre territoire», a précisé M. Laroche.

L'industrie des communications graphiques représente 2241 entreprises et plus de 42 320 travailleurs au Québec. Démographiquement, la main-d'oeuvre du secteur est vieillissante. En effet, on compte 56 % des employés du secteur qui sont âgés entre 35 et 55 ans et 17 % de plus de 55 ans. Le besoin de main-d'oeuvre va donc se faire de plus en plus ressentir au courant des prochaines années.

En 2013, on prévoyait approximativement 6107 embauches à pourvoir dans le secteur au cours des trois années subséquentes, dont 2504 pour la création de nouveaux postes, 1282 pour remplacer les départs à la retraite et 2382 pour pallier le roulement de personnel.

Préoccupé par ce diagnostic, le Comité sectoriel de main-d'oeuvre des communications graphiques du Québec a mis sur pied un comité de promotion auprès de la relève pour que les entreprises, les établissements d'enseignement et les associations du secteur de l'imprimerie puissent faire front commun afin d'augmenter leur force de frappe.

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