Chômage: des attentes envers les libéraux

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Catherine Gendron, directrice générale du MAC de Trois-Rivières, Pierre Blanchet, coordonnateur du MASSE des Chenaux, et Pierre Gervais, vice-président de la corporation du Parc de la Rivière Batiscan.

Marc Rochette

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En pleine semaine nationale des chômeuses et chômeurs, les organismes du milieu exigent de la part du nouveau gouvernement libéral des améliorations substantielles du régime d'assurance-chômage vieux de 75 ans.

«Que seulement 40 % des personnes sans emploi aient accès à des prestations est totalement inacceptable», dénonce la directrice générale du Mouvement Action-Chômage (MAC) de Trois-Rivières, Catherine Gendron.

Même si elle voit d'un bon oeil les engagements libéraux, tout en les considérant insuffisants, la porte-parole rappelle que le Parti libéral du Canada aura tout de même contribué à faire diminuer l'accessibilité à l'assurance-chômage au milieu des années 90.

Pour sa part, le coordonnateur du Mouvement d'Action Solidaire des Sans-Emploi (MASSE) des Chenaux, Pierre Blanchet, réclame que les changements proposés par Justin Trudeau pour 2017 soient devancés. «Le gouvernement devrait minimalement réaliser tout de suite son engagement à abolir la réforme Harper. Si les problèmes sont importants au point de devoir changer les règles à l'assurance-chômage, pourquoi attendre plus d'un an avant de les régler?», a-t-il soulevé jeudi en point de presse.

De son côté, le vice-président de la corporation du Parc de la Rivière Batiscan, Pierre Gervais, souhaite aussi une mise en oeuvre rapide de la réforme libérale pour faciliter la vie de ses employés saisonniers qui doivent recourir à l'assurance-emploi.

Pour les dirigeants des mouvements, il s'avère nécessaire de repenser le rôle du régime «qu'on voit maintenant davantage comme un outil de stimulation économique et de régulation du marché du travail alors que sa mission première est de protéger les travailleurs et travailleuses lors d'une perte d'emploi».

Minimum de 35 semaines de prestations, seuil d'admissibilité à 350 heures ou 13 semaines, taux de prestation à 70 %, aucune exclusion de plus de six semaines, abolition de la réforme Harper, retour du projet pilote sur les cinq semaines supplémentaires et protection de la caisse d'assurance-emploi: voilà les mesures revendiquées par les intervenants afin d'offrir, disent-ils, une réelle protection aux chômeurs et chômeuses.

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