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Marché public de Shawinigan: une inauguration sous le signe de l'émotion

La directrice de la Coopérative de solidarité du... (Stéphane Lessard)

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La directrice de la Coopérative de solidarité du marché public de Shawinigan, Justine Prud'homme, s'est déchargée d'une tonne de pression avec la coupure du ruban marquant l'inauguration officielle de l'endroit, mercredi après-midi. Elle était accompagnée du maire, Michel Angers, et du président de la coopérative, Pierre Germain.

Stéphane Lessard

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Mercredi matin, Justine Prud'homme s'est réveillée la larme à l'oeil. Elle savait que cette journée du 28 octobre, celle de l'inauguration officielle du nouveau Marché public de Shawinigan, marquait l'aboutissement d'une spectaculaire transformation dont le succès est déjà confirmé.

Peu avant 14 h, lorsqu'elle s'est adressée aux gens rassemblés pour marquer cette ouverture, la directrice a dû combattre les trémolos pour livrer son message. Surtout quand elle a voulu communiquer les difficultés rencontrées au cours des cinq dernières années pour permettre la réalisation de ce million de dollars en investissements.

«C'est très émotif !», sourit-elle, après avoir remercié tous les partenaires associés à ce projet. «Il y a eu beaucoup d'embûches ; ça n'a pas été facile. Ça a été de petites victoires, de grandes déceptions. Aujourd'hui, c'est un sentiment d'accomplissement.»

Le financement du projet a constitué un important défi pour la Coopérative de solidarité du marché public de Shawinigan. La Ville a accepté d'effacer une dette de 140 000 $ et de céder l'immeuble en emphytéose. Une dizaine de partenaires se sont aussi associés à cet ambitieux projet. La modification de certains programmes gouvernementaux avec l'arrivée du gouvernement libéral, à Québec, a provoqué quelques nuits blanches.

Mais au bout de l'exercice, le nombre de commerçants est passé de 8 à 33, avec une enviable diversité et une ambiance beaucoup plus festive et chaleureuse. En fait, la coopérative se retrouve maintenant avec une liste d'attente, un fantasme inimaginable il y a cinq ans.

Pierre Germain, président du conseil d'administration, voyait les visiteurs se marcher sur les pieds mercredi midi et il se pinçait pour s'assurer qu'il ne rêvait pas.

«C'est plus que nos attentes», s'emballe-t-il. «Je ne m'attendais pas à ce que les marchands s'investissent autant. Chacun a mis des dizaines de milliers de dollars pour améliorer son kiosque.»

La transformation s'est amorcée au printemps et déjà, les prévisions les plus folles sur la hausse de fréquentation sont pulvérisées.

«Entre nous, on faisait des farces en se disant que ça allait doubler», raconte M. Germain. «Or, on ne parle plus de doubler, mais de tripler !»

L'an dernier, les compteurs aux portes indiquaient une fréquentation hebdomadaire de 1600 passages en moyenne. La semaine dernière, le Marché public a attiré 4800 visiteurs. «J'ai fait une gageure et à 5000, je vais devoir une bouteille de champagne!», s'esclaffe M. Germain. «D'après moi, on va l'atteindre en fin de semaine.»

Tout aussi fier du résultat, le maire, Michel Angers, se réjouit de constater le pouvoir d'attraction du nouveau marché non seulement envers les visiteurs, mais aussi les marchands de toute la région. «J'ai l'impression de me retrouver en famille», partage-t-il, visiblement fier de constater qu'à son cinquantième anniversaire dans le quartier Saint-Marc l'an prochain, l'endroit demeurera un lieu d'échanges et de rencontres important pour ce secteur.

Coup d'oeil transformé

Mario Bernier est le designer qui a été retenu par la coopérative pour s'attaquer à la transformation physique des lieux. Son travail a été encensé de toutes parts hier. «J'étais très stimulé par le défi», raconte-t-il. «Ces gens sont des passionnés, ils travaillent fort pour vendre leurs produits. Ça prenait quelque chose à leur image, à la valeur de ce qu'ils sont, parce que leur environnement ne représentait pas ça.»

Le professionnel semble très satisfait du résultat de cet exercice de création. Il a mis beaucoup d'emphase sur les espaces communs, l'affichage, les entrées, en plus de rafraîchir l'image d'au moins la moitié des commerçants. «Il fallait que ça représente la qualité, la chaleur, l'amitié», énumère-t-il. «Les gens vont au marché parce que la nourriture est bonne, parce qu'il y a du choix, mais aussi pour la personne de l'autre côté du comptoir. De plus, quand on voit de la brique et du bois, ça sécurise, ça représente quelque chose dans l'histoire.»

Le Marché public de Shawinigan célèbre ces nouveautés en ajoutant le mercredi et le dimanche à ses journées d'ouverture habituelles, qui étaient auparavant concentrées du jeudi au samedi seulement. «Pour nous, ce n'est pas la fin, c'est le début», réfléchit Mme Prud'homme. «La scène à l'arrière nous permettra d'ajouter de la vie de quartier. Il y aura des activités, des concours de cuisine, de la musique. Toute une programmation sera mise en place.»

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