L'Alberta devra emprunter sur les marchés

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Le ministre des Finances de l'Alberta, Joe Ceci.

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Le Nouvelliste

Pour la première fois en 20 ans, le gouvernement de l'Alberta devra emprunter pour financer ses activités courantes.

Les néo-démocrates de Rachel Notley, élus au printemps dernier, ont présenté mardi leur premier budget, qui prévoit d'importantes dépenses afin de soutenir l'emploi et investir dans les infrastructures, alors que les revenus sont à la baisse à cause de la chute importante des prix du pétrole.

Le budget 2015-2016 prévoit des dépenses en capital de 34 milliards $ au cours des cinq prochaines années, dans le but notamment de créer des emplois et de construire des écoles, des hôpitaux et des routes. On réserve aussi plus d'argent pour la santé, l'éducation et les services sociaux, qui comptent pour 75 pour cent des dépenses de programmes.

On annonce par ailleurs un nouvel incitatif à l'emploi, qui offrira aux employeurs 5000 $ pour chaque nouveau poste créé.

Ces dépenses ont un prix: l'Alberta devrait afficher une dette publique de près de 37 milliards $ d'ici 2018, et jusqu'à 47 milliards $ d'ici 2020. À compter de l'an prochain, la province se tournera sur les marchés financiers pour emprunter.

Le budget prévoit un déficit de 6,1 milliards $ pour des revenus de 43,8 milliards $ et des dépenses de 49,9 milliards $. Le gouvernement néodémocrate prévoit des déficits de 5,4 milliards $ l'an prochain, puis 4,4 et 2,1 milliards $, avant de renouer avec les surplus en 2019-2020, à 1,0 milliard $.

On prévoit que les revenus augmenteront de 6,0 pour cent par année au cours des quatre prochaines années, alors que la croissance des dépenses serait maintenue à 2,0 %.

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