Le Saint-Laurent: «Une troisième autoroute»

«Il y a la 20, la 40, et... (Olivier Croteau)

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«Il y a la 20, la 40, et maintenant une troisième autoroute, le fleuve Saint-Laurent, qui sera de plus en plus utilisée.» - Maurice Richard.

Olivier Croteau

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) «Il y a la 20, la 40, et maintenant une troisième autoroute, le fleuve Saint-Laurent, qui sera de plus en plus utilisée. Et les critères de sécurité vont se resserrer inévitablement. Quand tu changes les critères d'usage, tu n'as pas le choix d'ajuster les critères de sécurité et de protection de l'environnement.»

Maurice Richard, pdg de la Société du parc... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Maurice Richard, pdg de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Voilà comment le président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Maurice Richard, perçoit le développement du transport maritime. D'où l'importance d'une vision telle que la Stratégie maritime du Québec qui, dit-il, «arrive au bon moment».

«La majorité des rencontres de l'équipe de réflexion pour monter la politique maritime ont eu lieu ici», a-t-il fièrement indiqué, histoire de démontrer du même coup la particularité de son organisme qui est «le seul parc industriel portuaire appartenant à un gouvernement au Canada».

Parlant de l'intermodalité comme d'un grand défi, l'ancien maire de Bécancour est d'avis que le volet économique «nous oblige à utiliser correctement le fleuve». «Et il y a une mouvance technologique reliée au développement du fleuve», soutient-il.

Avec 150 bateaux par année, provenant majoritairement de l'étranger, et deux millions de tonnes de marchandises manutentionnées annuellement, le port de Bécancour se retrouve au coeur des affaires du parc industriel. Et si un projet comme IFFCO va se traduire par de l'exportation, les activités portuaires seront aussi stimulées par le développement du nord du Québec. 

Par exemple, la construction d'une installation de liquéfaction de gaz naturel par Stolt LNGaz a amené le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement à se pencher sur les risques technologiques associés au transport maritime.

Or, le promoteur compte utiliser des méthaniers de petite taille pour la livraison de GNL dans les régions nordiques. De plus, ces méthaniers sont munis d'une double coque alors que les réservoirs de GNL sont à double membrane. Et il fut démontré qu'un déversement de GNL aurait peu d'impact sur la qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent. «Il y a des normes fédérales et provinciales pour contrôler tout ce qui va transiter sur le fleuve et il y a beaucoup de recherche et d'innovation dans le domaine maritime», fait remarquer M. Richard.

Gaétan Boivin, pdg du port de Trois-Rivières.... (Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Gaétan Boivin, pdg du port de Trois-Rivières.

Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Approche proactive à Trois-Rivières

Du côté du port de Trois-Rivières, qui est en pleine modernisation, on préconise une approche proactive et non réactive en matière de sécurité et de sûreté pour cette industrie qui, dit-il, est l'une des plus vieilles du monde.

Son président-directeur général, Gaétan Boivin, signale que la construction des navires est déjà réglementée, tout comme la formation des équipages. «Et les pilotes du Saint-Laurent nous amènent les navires jusqu'au quai, où la sécurité des travailleurs et des débardeurs est aussi réglementée», poursuit-il.

Même si tout est mis en place pour éviter les accidents, M. Boivin admet qu'il peut en survenir malgré tout, d'où les plans d'urgence complets et globaux. «On prend toutes les mesures nécessaires. On ne prend rien à la légère. On n'est pas à l'abri d'incidents ou d'accidents», affirme cet ancien directeur de l'Institut maritime du Québec.

Malgré les obligations de sécuriser le port pour prévenir les actes terroristes, les lieux sont tout de même accessibles à la population, d'où les investissements en espaces verts. Mais là où il y a des opérations, les zones sont hautement sécurisées avec des cartes d'accès, du personnel autorisé, et des destinations bien définies. «Notre personnel identifie des problématiques potentielles», explique celui qui salue, au passage, «le sérieux de nos clients qui ne prennent aucun risque».

Le port de Trois-Rivières est l'un des plus importants du Québec et de l'Est du Canada. On y accueille annuellement 55 000 camions, 11 000 wagons et 240 navires provenant d'une centaine de ports situés dans plus de 40 pays à travers le monde. On y manutentionne annuellement un trafic de près de quatre millions de tonnes métriques.

Après une première phase d'amélioration de ses installations au coût de 55 millions de dollars, l'Administration portuaire est à réaliser sa phase 2, caractérisée, entre autres, par la construction d'installations d'entreposage intérieur et la reconstruction du quai numéro 13. Des chantiers qui, on le comprendra, se réalisent avec un souci de sécurité.

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