Des modifications exigées au régime forestier

Le président du CIFQ, André Tremblay, s'est adressé... (Photo: Audrey Tremblay)

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Le président du CIFQ, André Tremblay, s'est adressé aux membres de la CCIHSM, lundi. Il est entouré de la directrice générale, Manon Côté et de la vice-présidente, Mélanie Ricard.

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(La Tuque) Le Conseil de l'industrie forestière du Québec (CIFQ) demande au gouvernement du Québec de donner «un coup de barre important» dans l'industrie.

De passage à La Tuque, le président du CIFQ, André Tremblay, a dévoilé des données économiques inquiétantes et il a discuté, avec les membres de la Chambre de commerce et d'industrie du Haut Saint-Maurice, des actions concrètes qui pourraient être posées pour repositionner l'industrie forestière.

«Il y a nécessité pour l'industrie forestière de se donner une vision à moyen terme pour lui permettre de jouer son rôle de créatrice de richesse dans l'ensemble des régions du Québec. Pour ça, il y a des actions très concrètes à poser pour la repositionner en peloton de tête, alors que présentement elle est dans le peloton de queue», a mentionné André Tremblay.

Ce dernier a présenté les grandes lignes d'une étude réalisée par les spécialistes de la firme WoodMarkets. Il a notamment exposé un graphique qui montre une importante croissance des investissements dans les usines de sciage au Canada à l'exception du Québec.

M. Tremblay a aussi expliqué que le coût de la fibre a beaucoup grimpé depuis la mise en place du nouveau régime forestier en 2013. Depuis deux ans, les industriels défraient environ 26 % de plus pour chaque mètre cube de bois livré à l'usine de sciage.

«Le coût de la fibre, c'est le sang qui coule dans nos veines. Si tu n'as pas de sang, tu ne peux pas vivre. Le coût de la fibre alimente l'ensemble nos opérations et c'est fondamental d'avoir un coût qui nous permet d'être compétitif», affirme le président de la CIFQ.

André Tremblay est catégorique il doit y avoir des modifications au régime forestier pour faire baisser la facture. Le CIFQ demande une réduction de 10 $ du mètre cube du coût de la fibre.

«Avec le régime forestier, on a mis en place une nouvelle façon de faire, qui a des impacts. Après deux ans, on est en mesure de l'évaluer et il y a des correctifs à faire, on est rendu à l'heure des corrections», soutient-il.

Pour ce faire, il propose des pistes de solutions. Il parle d'une révision du fonctionnement du Bureau de mise en marché du bois, de revoir le mécanisme d'application de la rente, de mettre en place un programme de partage des coûts pour les chemins multiusages et d'avoir des tarifs d'électricité préférentiels pour les papetières.

«On ne peut pas dire que l'industrie se porte bien. On a un malaise important dans l'industrie du sciage et c'est à ça qu'il faut s'attaquer», lance-t-il.

L'approvisionnement est aussi problématique selon le CIFQ, qui soutient que les usines de sciage tournent à 70 % de leur capacité. L'industrie serait en mesure de transformer 4 millions de mètres cubes de bois supplémentaires selon André Tremblay. Ce qui aurait pour effet, selon ses dires, de consolider et créer des milliers d'emplois et d'amener des revenus additionnels à l'État.

André Tremblay a demandé aux gens qui s'étaient déplacés de passer à l'action, et son message a été entendu.

«C'est ce qu'on vit dans l'industrie au quotidien. Ce sont les solutions qu'on propose depuis un an et on ne comprend toujours pas pourquoi le ministre ne bouge pas. [...] Ce ne serait pas difficile à mettre en place et ça nous donnerait de l'oxygène. Il faut que ça bouge, sinon il va y avoir encore des fermetures d'usines», a souligné Claude Dupuis, directeur général de la Coopérative forestière du Haut Saint-Maurice.

«Il faut faire des actions. Est-ce qu'il va falloir aller manifester à l'Assemblée nationale? Bloquer une route? Je ne sais pas, mais il faut absolument se faire entendre», a-t-il ajouté.

Il n'est d'ailleurs pas le seul, la Chambre de commerce et d'industrie du Haut Saint-Maurice (CCIHSM) ira aussi au front avec ses membres.

«On espère que les messages vont se rendre aux bonnes personnes. [...] On hâte qu'il se passe quelque chose, et on va être là avec nos membres pour s'assurer que ça bouge», a insisté Manon Côté, directrice générale de la CCIHSM.

Le président du CIFQ, André Tremblay, s'est arrêté devant les membres de la CCIHSM, lundi, et poursuit sa tournée des régions par le réseau des Chambres de commerce. Il sera de passage mardi devant la Chambre de commerce de Trois-Rivières.

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