Une nouvelle vie pour Le Florès

Le nouveau propriétaire de l'auberge Le Florès, Ken... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le nouveau propriétaire de l'auberge Le Florès, Ken Xu Kun Ze, était entouré du chef Dany Willard et du maire de Shawinigan Michel Angers lors du 5 à 7 soulignant la relance de l'établissement de Sainte-Flore.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Shawinigan) Le Florès, cet établissement mythique du secteur Sainte-Flore à Shawinigan, renaît. Après de multiples efforts pour relancer l'auberge par l'ancienne administration et la fermeture «définitive» du commerce en juin dernier, voilà que Le Florès connaît une nouvelle vie.

Le nouveau propriétaire des lieux, Ken Xu Kun Ze, croit au potentiel commercial et touristique de son nouveau joyau.

«Je crois en l'auberge Le Florès, car c'est un établissement très important pour la communauté et très bon pour le commerce», a confié celui qui souhaite avec cette relance développer éventuellement le tourisme international. «J'ai déjà accueilli des visiteurs chinois et ils étaient émerveillés par les lieux. Il y a là un potentiel pour mon commerce.»

Toujours dans un site enchanteur bordé par les montagnes, Le Florès s'est toutefois refait une beauté intérieure. Si le décor champêtre si caractéristique de l'auberge est toujours en place, celui-ci a été amélioré et modernisé. 

L'homme d'affaires déjà propriétaire de l'hôtel Écono Confort et Spa ainsi que de la Pizzeria 67 dans le secteur Grand-Mère est arrivé «tout discrètement» dans la région en 2011, comme l'indique le maire de Shawinigan, Michel Angers. Ce Chinois d'origine est toutefois au pays depuis le début des années 2000.

«Depuis son arrivée en toute discrétion, Ken Xu Kun Ze a relevé deux établissements du secteur Grand-Mère», a indiqué M. Angers, présent lors du 5 à 7 soulignant la relance du Florès. 

«Vous vous êtes établi et intégré à la communauté. Je vous souhaite la bienvenue et bon succès», a ajouté le premier magistrat en s'adressant directement au nouveau propriétaire de l'établissement d'hébergement. «Merci de croire au potentiel du Florès.» 

L'auberge emploie déjà une quinzaine de personnes. Et les plans de relance prévoient que ce nombre augmentera au cours des prochains mois.

D'ailleurs, le centre de santé de l'établissement reprend lui aussi vie, alors que le restaurant devrait rouvrir dans les prochains mois. Les gourmands qui appréciaient la table du Florès peuvent toutefois dès maintenant faire appel sur réservations aux services du chef-traiteur Dany Willard. Pour l'instant, ce service n'est toutefois offert que pour les événements privés ou corporatifs. 

Inspiré certainement par ses racines chinoises, le nouveau propriétaire du Florès a embauché un chef spécialisé dans la cuisine de Hong Kong.

«Ce sera un concept unique au Québec qui pourra séduire une clientèle internationale. Nous voulons faire de ce joyau une destination incontournable», a affirmé Ken Xu Kun Ze. 

Michel Angers n'a pas hésité dans son discours à vanter les mérites pour l'économie de Shawinigan et sa communauté de l'apport des citoyens provenant de l'immigration.

«C'est extrêmement important pour Shawinigan de compter sur des gens des autres communautés culturelles pour son développement», a-t-il soutenu. «Il s'agit d'une grande, d'une très grande richesse.»

Une ancienne vie mouvementée

Les précédentes relances de l'auberge Le Florès n'ont jamais obtenu les résultats escomptés. Rappelons qu'en juillet 2014, l'ancienne propriétaire des lieux, Les Entreprises CJS, dont Carolle Charles était la principale actionnaire, devait se placer sous la protection des tribunaux et de ses créanciers en vertu de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. Le rapport du syndic déposé en novembre 2014 indiquait que l'établissement avait un bilan négatif de 940 000 $.

Alors qu'il faisait objet d'une relance, l'auberge a été fermée temporairement en mars 2015. Malgré le fait que l'établissement devait rouvrir deux mois plus tard, celui-ci est demeuré fermé. Durant cette période trouble, la Commission des normes du travail avait de plus dû enquêter, car des employés n'arrivaient pas à se faire payer par l'ancienne administration.

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