Gestion de l'offre: les producteurs inquiets manifestent

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Les producteurs de la FUPAM ont tenu une manifestation devant les bureaux de l'UPA lundi à Trois-Rivières.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Fédération de l'UPA de la Mauricie a tenu une manifestation devant ses bureaux, lundi soir, juste avant une rencontre qu'elle organisait pour ses membres avec les candidats aux élections fédérales. Le sujet de l'heure, la gestion de l'offre.

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Jean-Marie Giguère

Photo: Stéphane Lessard

C'est que les rumeurs des derniers jours entourant les négociations du Partenariat transpacifique ne sont pas bonnes. Le Canada s'apprêterait à concéder aux Américains 10 % du marché canadien des produits laitiers. Les pertes économiques et les pertes d'emplois seront nombreuses prévient l'UPA.

«Il n'y a rien d'avantageux pour le Canada» dans les négociations du PTP, affirme le président de la FUPAM, Jean-Marie Giguère. C'est pourquoi les membres sont venus entendre, lundi soir, la position des partis politiques représentées par les divers candidats dans la région.

Le système de gestion de l'offre, qui ne coûte rien à l'État et assure, depuis les années 1970, une stabilité dans la production et la mise en marché, est mis en danger par le Partenariat

transpacifique.

Pierre Lampron, président des producteurs de lait de la Mauricie, indique que les producteurs sont inquiets de perdre cette stabilité à long terme qu'offre la gestion de l'offre et qui permet aux producteurs d'investir et de penser à leur relève. «On y tient, on en a besoin», dit-il.

René Gélinas, président des éleveurs de volailles de la Mauricie et du Centre-du-Québec indique que cette industrie représente à elle seule, ici, 142 éleveurs de poulet et 17 éleveurs de dindons «qui génèrent en moyenne des recettes de 129 millions $. Il y a 817 entreprises de poulet et de dindons au Québec qui créent en moyenne 16 000 emplois. La production de volailles apporte une contribution au PIB de 1,7 milliard $», dit-il.

M. Gélinas rappelle que cet élevage a aussi des retombées sur les  meuneries, les couvoirs, les abattoirs et crée donc des emplois indirects.

Les producteurs ne sont pas contre un Partenariat transpacifique. Ils ne veulent pas que la gestion de l'offre en fasse les frais.

Jean-Marie Giguère assure que les consommateurs ne seront pas gagnants si le Canada perd la gestion de l'offre.

Notons qu'une autre manifestation est prévue mardi, à 10 h, à Victoriaville pour les producteurs du Centre-du-Québec.

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