Jean-Claude Fortin revient sur ses propos

Le promoteur Jean-Claude Fortin devant la Place Belvédère... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

Agrandir

Le promoteur Jean-Claude Fortin devant la Place Belvédère de Trois-Rivières.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Le promoteur Jean-Claude Fortin a vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué, lorsqu'il a déclaré la semaine dernière que les quatre bâtiments entre le pavillon Arc-en-Ciel et la Place Belvédère étaient déjà acquis en vue de construire une nouvelle résidence. Le principal intéressé indique qu'il s'agit d'une erreur de sa part.

«Il y a eu des discussions avec M. Fortin depuis un an, mais il n'y a pas d'offre d'achat. Il n'y a rien de réglé», affirme Guy Picard, un des propriétaires concernés.

Or, le promoteur derrière la Place Belvédère affirmait haut et fort la semaine dernière lors du dévoilement du projet des deux tours de condos que les acquisitions des bâtiments pour une phase de développement subséquente étaient déjà effectuées. Ce nouveau projet de développement est prévu pour 2017 et nécessitera des changements de zonage.

«J'ai acheté les maisons en avant. Ma notaire était justement ici ce soir [le 15 septembre dernier]; on a fait signer tout le monde. Ce sont des offres conditionnelles avec des dépôts très substantiels. Elles sont conditionnelles aux changements de zonage», a affirmé Jean-Claude Fortin lors de la présentation du projet des deux tours de condos qui indiquait de plus que l'ancienne clinique avait déjà été achetée il y a deux ans.

Par ailleurs, Guy Picard soutient ne pas être opposé au projet d'expansion de la Place Belvédère. «On ne peux pas être contre le progrès», dit-il. Il précise toutefois que l'offre du promoteur devra être intéressante. «J'ai mis quand même 45 000 $ en rénovations sur la maison depuis deux ans», ajoute-t-il.

Jean-Claude Fortin avoue maintenant qu'il a commis une erreur lors de sa rencontre avec les médias la semaine dernière. Il indique que des ententes ont été signées avec les propriétaires des bâtiments, mais que celles-ci sont conditionnelles au changement de zonage. «Sous aucune considération on a dit aux gens qu'on achetait leur maison. Si j'ai dit le contraire, c'est définitivement une erreur et je ne comprends pas parce que j'ai jamais pris cette attitude», soutient M. Fortin. «Les gens ont accepté le prix pour leur maison, ils ont accepté le montant qu'ils vont percevoir et ils ont accepté le délai pour la modification de zonage. [...] Qu'est-ce que je peux faire avec une de ces maisons si je n'ai pas une modification du zonage?»

Le promoteur est toutefois déjà propriétaire des terrains derrière les bâtiments. Il affirme vouloir acquérir les maisons afin de donner accès au boulevard des Forges à sa future clientèle du projet de nouvelle résidence pour personnes âgées.

L'acquisition des maisons coûterait près de 900 000 $, estime Jean-Claude Fortin.

«J'ai tout le terrain derrière qui est très suffisant pour faire mon projet. Mais on veut les enlever pour donner l'accès à la rue», souligne le promoteur.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer