Centre fiscal de Shawinigan: le syndicat veut des garanties des chefs

Le Centre fiscal de Shawinigan aurait besoin d'investissements... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Le Centre fiscal de Shawinigan aurait besoin d'investissements importants, mais aucun signal n'a encore été envoyé en ce sens par le gouvernement fédéral.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'avenir du Centre de données fiscales de Shawinigan deviendra-t-il un enjeu central de la campagne électorale dans Saint-Maurice-Champlain ? C'est ce que souhaite la section locale 10005 du Syndicat des employés de l'impôt qui, au-delà des engagements des candidats locaux, veulent obtenir des garanties des chefs des principaux partis sur l'avenir de ces quelque 1500 emplois, dont environ 600 permanents.

En fait, l'inquiétude ne puise pas tant sa source dans les politiques d'austérité conservatrices, puisque le nombre d'employés a considérablement augmenté depuis trois ans, même s'il s'agit essentiellement de postes à temps partiel. Par contre, des travaux majeurs de réfection doivent être autorisés au bâtiment inauguré en 1979 et pour les employés, une confirmation en ce sens conforterait l'avenir du Centre fiscal de Shawinigan.

Dès le début de la campagne électorale, le maire, Michel Angers, a clairement établi le sort des employés de la fonction publique fédérale comme un enjeu majeur. L'Alliance de la fonction publique du Canada a décidé de saisir la balle au bond et au cours des prochains jours, elle interpellera directement les chefs des principales formations politiques sur leurs intentions concernant l'avenir de cet employeur majeur dans la région.

«On veut qu'ils s'engagent à maintenir les effectifs et à rénover le centre fiscal», suggère Normand Pelletier, conseiller syndical à l'AFPC. «On comprend que notre date limite, c'est le 19 octobre. Nous avons pris connaissance de l'engagement des candidats du NPD, mais nous cherchons un engagement un peu plus national que local.»

En décembre 2014, le syndicat a effectué une demande d'accès à l'information pour connaître les démarches réalisées par le gouvernement fédéral depuis le 1er avril 2010 en ce qui concerne les projets de réfection du centre. Il n'a toujours pas obtenu de réponse.

«Le bâtiment a plus de 35 ans», explique M. Pelletier. «Si on ne le renouvelle pas et s'il est rendu trop usé au bout de 40 ans, il ne se fera rien. À Jonquière, il y a eu des projets de rénovations réguliers. À Shawinigan, la direction a visé le grand chelem en voulant faire un projet de revitalisation du centre au complet et ça coûterait entre 50 et 60 millions $. La bouchée est un peu grosse.»

M. Pelletier croit que les surplus prévus par le gouvernement conservateur se basent notamment sur des sommes d'argent qui n'ont pas été dépensées par certains ministères, qui auraient pu être dédiées, par exemple, à la réfection du Centre fiscal de Shawinigan.

De son côté, André Bélanger, président de la section locale 10005 du Syndicat des employés de l'impôt (AFPC), observe que le flou actuel indispose ses membres. Il vient d'ailleurs de leur faire parvenir une lettre pour les rassurer et les informer des actions en cours.

«Il n'y a pas beaucoup d'immeubles à Shawinigan, actuellement, capables de recevoir autant d'employés», fait remarquer M. Bélanger. «Ils n'annoncent pas de mises à pied ou de réductions d'effectifs, au contraire, mais notre questionnement se porte sur le bâtiment comme tel. À un moment donné, quand il y a trop de réparations, ça devient impossible à réaliser.»

M. Bélanger précise que ces rénovations majeures impliqueraient notamment le remplacement du système électrique, de l'éclairage, de la ventilation et de la fenestration.

L'ancien centre d'archivage, tout près sur la 12e Avenue, aurait pu constituer une solution temporaire intéressante pour transférer certains employés pendant ces travaux de réfection. Mais le temps passe et rien ne se produit, déplore le président local, selon qui le projet devait débuter l'an dernier et s'étendre sur quatre ans.

«On veut des garanties des chefs comme quoi le centre fiscal est là pour rester», résume-t-il.

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