Rio Tinto Alcan remet ça

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Simon Charlebois, directeur général de la SADC du Centre-de-la-Mauricie; Pierre Achim, président du nouveau Fonds de formation Rio Tinto Alcan de Shawinigan et Louis-Gérard Dallaire, vice-président du même fonds.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Rio Tinto Alcan pose un autre geste significatif pour favoriser la diversification économique de Shawinigan. Cette fois, le souci que le milieu bénéficie d'une main-d'oeuvre qualifiée pour surmonter les défis de demain a guidé l'initiative.

Le Fonds de formation Rio Tinto Alcan Shawinigan a donc été lancé hier matin, au Digihub. Cet outil est rendu possible grâce aux sommes résiduelles du Fonds de formation des employés cadres et syndiqués de l'Usine Shawinigan, qui avait été fondé en 1994.

À l'aluminerie, ce fonds visait à contribuer à l'acquisition et au maintien de compétences professionnelles du personnel. Il avait été constitué avec un capital de 1,4 million de dollars, soit un million de dollars de la compagnie Alcan et 400000$ de l'ex-Commission de l'emploi du gouvernement fédéral.

Le fonds n'a pratiquement pas été sollicité jusqu'en 2008, à l'approche de la fin annoncée de l'exploitation de l'aluminerie. Entre 2012 et 2015, près de 900000$ ont été injectés pour la formation des employés. D'ailleurs, pas moins de 92% des travailleurs présents au moment de la fermeture ont été reclassés.

La fin des activités de l'aluminerie entraînait évidemment un questionnement sur l'avenir de ce fonds, dans lequel il reste tout de même un peu plus d'un million de dollars. «Nous avions diverses hypothèses», explique Pierre Achim, ex-directeur de l'aluminerie et maintenant président du conseil d'administration du Fonds de formation Rio Tinto Alcan de Shawinigan.

«Nous aurions pu retourner le solde à ceux qui avaient fourni les sommes d'argent dans ce fonds, soit Rio Tinto Alcan et le gouvernement fédéral. Mais en lisant les contrats initiaux, le fédéral permettait de reconduire les sommes dans un fonds différent, mais à vocation similaire. Nous avons donc décidé de former quelque chose pour Shawinigan.»

Louis-Gérard Dallaire, ex-président du Syndicat des travailleurs de l'aluminerie Alcan et vice-président du nouveau fonds, ne s'est pas fait prier pour appuyer cette orientation. «Le but est de s'assurer qu'on puisse soutenir la formation dans les petites entreprises de Shawinigan», résume-t-il. «C'est le nerf de la guerre pour sortir la tête de l'eau!»

SADC

Pour maintenir le lien avec le gouvernement fédéral, l'administration du nouveau fonds a été confiée à la Société d'aide au développement des collectivités du Centre-de-la-Mauricie. Son directeur général, Simon Charlebois, accueille ce nouvel outil de développement avec beaucoup de fierté.

«C'est un très beau legs qui nous est fait», se réjouit-il. «Quand on fait le virage de la diversification, la qualification de la main-d'oeuvre est un élément-clé. Rio Tinto Alcan est un très bon citoyen corporatif!»

M. Charlebois considère que ce fonds complétera très bien ce qui est offert actuellement dans la région, chez Emploi Québec, par exemple. La nouvelle enveloppe vise les entreprises de moins de 100 employés à Shawinigan. L'aide consentie peut atteindre 75% des coûts de la formation, jusqu'à un maximum de 25000$. Il s'agit évidemment de subventions directes.

«On veut s'assurer de ne pas dédoubler, de donner une valeur ajoutée», explique M. Charlebois. «Certains types de formation étaient exclues, par exemple pour le commerce de détail. Ça ne veut pas dire que ces employés n'ont pas à gagner à avoir de la formation supplémentaire! Également, quand le propriétaire de l'entreprise veut suivre une formation, ce n'est pas admissible dans les programmes gouvernementaux. Quand on est travailleur autonome, c'est un peu plate!»

À première vue, M.Charlebois estime à cinq ans la durée maximale de cette enveloppe dédiée à la formation. Avant même l'annonce officielle d'hier matin, trois dossiers avaient déjà été déposés.

«On veut que ça serve au plus grand nombre d'entreprises possible», résume M. Achim. «À un moment donné, il n'y aura plus d'argent, mais c'est le but! Ça peut prendre quatre, cinq ou six ans, selon les demandes que nous recevrons.»

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