Nemaska Lithium: un concept clé en main qui a fait la différence

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi Nemaska Lithium a décidé d'abandonner son projet à Salaberry-de-Valleyfield au profit de Shawinigan, mais la disponibilité des bâtiments formant l'ancienne papeterie Laurentide a probablement scellé l'avenir de ce projet.

«La décision d'établir notre usine d'hydrométallurgie à Shawinigan a été très grandement facilitée par la qualité des bâtiments disponibles et le niveau d'entretien que Produits forestiers Résolu a su garder, malgré les difficultés», souligne Guy Paradis, président et chef de la direction de Nemaska Lithium. «C'est ce qui va permettre une pérennité sur le site.»

La présence d'infrastructures fonctionnelles comme le gaz naturel, les stations électriques, les voies ferrées, mais aussi les économies de transport, la synergie avec le Centre national en électrochimie et en technologies environnementales et la disponibilité de la main-d'oeuvre expliquent également le changement de cap par rapport aux intentions annoncées à Salaberry-de-Valleyfield en 2013.

Tout de même, rien n'avait bougé sur le site prévu en Montérégie jusqu'à ce que Shawinigan se manifeste, l'an dernier. M. Paradis explique ces délais par l'interminable attente pour obtenir les certificats d'autorisation des ministères de l'Environnement du Québec et du Canada pour l'exploitation de la mine Whabouchi.

«Ça a probablement pris 18 mois de plus que ce qu'on espérait initialement», estime-t-il. «De plus, le propriétaire du bâtiment où devait s'installer la phase 1 voyait une meilleure alternative avec une autre société junior et il a décidé de renier sa parole. Nous étions donc à la recherche de nouveaux bâtiments et nous n'en trouvions pas à Valleyfield à ce moment.»

Mario Besner, directeur du développement économique à Salaberry-de-Valleyfield, est évidemment déçu de la tournure des événements, mais il préfère regarder en avant.

«Un site était réservé et nous avions une promesse d'achat signée avec la compagnie Nemaska Lithium», confirme-t-il. «Mais il semble qu'entre-temps, Shawinigan ait offert des choses que la compagnie ne pouvait refuser.»

«Pour nous, c'est dommage mais au moins, ça reste au Québec!», s'encourage-t-il. «C'est décevant de ne pas avoir ce projet, mais honnêtement, nous sommes une région en pleine croissance. Nous récupérons 1,7 million de pieds carrés de terrain et nous avons beaucoup de demandes.»

En 2013, Investissement Québec avait confirmé une aide financière de dix millions de dollars à Nemaska Lithium, via sa filiale Ressources Québec. Ce montant n'a toujours pas été déboursé, mais il demeure disponible.

Puis, en février dernier, Technologies du développement durable Canada attribuait une subvention de 12,87 millions $ à la même entreprise pour son usine de fabrication d'hydroxide de lithium, phase 1.

guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca

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