Cri du coeur des CJE

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Sébastien Morin, directeur du CJE Trois-Rivières/MRC Des Chenaux, Joanie Sutherland, qui a bénéficié des services du CJE, et Alexandre Soulières, directeur général du RCJEQ.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que Québec a forcé les carrefours jeunesse-emploi à recentrer leur mission par souci d'économie, ceux-ci lancent un cri du coeur pour ne plus avoir à exclure la clientèle des étudiants et des travailleurs.

«Depuis le 1er avril, on a dû refuser l'accès à 168 personnes. Avec les nouveaux critères, il y a des gens à qui on doit dire non quand ils viennent chercher de l'aide», a déploré le directeur du CJE Trois-Rivières/MRC Des Chenaux, Sébastien Morin.

Celui-ci était d'ailleurs ému à la suite du témoignage de Joanie Sutherland qui fut accompagnée par le CJE. La participante est revenue de loin dans son cheminement pour occuper aujourd'hui un emploi au sein d'une firme de recrutement. Le point tournant aura été son implication dans Jeunes en action. «J'ai fini par croire que j'avais du potentiel et je me suis sentie utile à faire du bénévolat», a raconté la femme de 23 ans.

«Des milliers de jeunes comme Joanie franchissent les portes des carrefours jeunesse-emploi en région et partout au Québec chaque année. Il est primordial que nos organisations demeurent accessibles et centrées sur les besoins des jeunes dans toute leur globalité», renchérit M. Morin.

D'où l'importance du mémoire qui fut déposé le 12 août dernier par le Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec (RCJEQ) en vue de la prochaine Politique québécoise de la jeunesse.

«Nous souhaitons donner à tous les jeunes du Québec l'accès à des services qui répondent à leurs besoins, des services connectés sur leur réalité. C'est pourquoi nous maintenons qu'il est nécessaire de soutenir les carrefours jeunesse-emploi dans leur rôle d'acteur jeunesse incontournable pour les jeunes de leur communauté. On n'a pas les moyens de se passer d'aucun jeune», a déclaré le directeur général du RCJEQ, Alexandre Soulières, venu présenter les recommandations aux CJE de la région.

Celles-ci concernent les saines habitudes de vie des jeunes, la persévérance et la réussite scolaire, la place des jeunes dans le marché du travail, l'insertion socioéconomique ainsi que l'implication citoyenne des jeunes.

«Des milliers de jeunes de 16 à 35 ans sont accompagnés chaque année par les carrefours jeunesse-emploi de la Mauricie et du Centre-du-Québec dans leurs démarches d'insertion sociale et économique, en aidant à leur cheminement vers l'emploi, vers un retour aux études ou dans le démarrage d'une petite entreprise», a conclu M. Morin.

marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca

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