La CCIS veut faire le plein d'idées

Le président de la Chambre de commerce et... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste)

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Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan, Jonathan St-Jean.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) La Chambre de commerce et d'industrie de Shawinigan a décidé de lancer un défi aux entrepreneurs et à toute la communauté d'affaires. Plutôt que de maugréer contre la Ville ou le gouvernement provincial, elle invite les décideurs à partager leurs idées pour stimuler un environnement économique en pleine effervescence.

Un pari ambitieux, inspiré d'une initiative semblable de l'Américain Harrison Owen au milieu des années 80. Le Forum ouvert de consultation de la communauté d'affaires est prévu les 6 et 7 octobre, à l'Auberge Gouverneur de Shawinigan. La CCIS souhaite rassembler une centaine de personnes à cette grande première.

Les participants devront d'abord se prononcer sur une grande question: Quelles sont vos idées pour accélérer la croissance de Shawinigan? Les réponses provoqueront des discussions entre ceux qui partageront une vision commune.

«Nous donnons le pouvoir aux participants», fait remarquer Jonathan St-Jean, président de la CCIS. «Les gens se greffent autour de leurs champs d'intérêts. À la fin, il y a un système d'archivage documentaire pour mettre ensemble toutes les idées.»

M. St-Jean explique qu'il ne cherche pas à avoir une réponse immédiate à des questions précises, mais plutôt à ce que les entrepreneurs vident leur sac pour aiguiller les décideurs sur l'avenir du tissu économique de Shawinigan.

«Parfois, on prend un café avec des amis et on est trois ou quatre à parler de ce qui marche et de ce qui ne marche pas à Shawinigan, ce qu'on devrait faire pour relancer l'économie», explique M. St-Jean. «Ça chiale, ça donne des idées. Moi, c'est ce que je veux qu'on recrée.»

«Je ne pense pas qu'on aura la solution miracle, qu'on ira chercher une entreprise en Ontario pour l'attirer ici et créer 800 emplois. Je pense qu'on n'est plus là. Mais par exemple, nous créons actuellement une nouvelle génération d'entrepreneurs. Comment on fait pour s'assurer qu'ils vont rester à Shawinigan une fois que la flamme entrepreneuriale aura été livrée ?»

Le président de la CCIS ne cache pas qu'il s'agit d'un défi lancé à sa communauté d'affaires, qui est invitée à consacrer huit heures à ce brassage d'idées, soit l'après-midi du 6 octobre et la matinée du 7 octobre, en plus de payer 20 $ pour l'inscription.

«Combien d'entre eux ont des opinions, combien disent qu'ils feraient les choses différemment?», rappelle M. St-Jean. «Les entrepreneurs, à la base, font les choses différemment. On veut qu'ils sortent cette façon de penser de leur entreprise pendant huit heures pour la mettre au profit de Shawinigan. C'est sûr qu'il sortira quelque chose de là.»

L'activité sera organisée grâce notamment aux contributions de 4000 $ du député de Saint-Maurice, Pierre Giguère et de Vision entrepreneuriat Desjardins, qui ont salué la démarche. Tout comme le maire de Shawinigan, Michel Angers.

«Ce sera une occasion supplémentaire de mettre en commun l'ensemble de nos idées», se réjouit-il. «La Ville de Shawinigan sera très attentive au résultat de ce débat d'idées.»

Un comité consultatif a été formé pour stimuler l'intérêt des gens d'affaires et les sujets potentiels de discussion. Il est composé de Luc Arvisais (responsable de la division du développement économique de la Ville), Claude Baril (propriétaire du IGA Extra et IGA mini), Diane Bergeron (attachée politique au bureau du député de Saint-Maurice), Pierre Boucher (administrateur pour Les Manufacturiers et exportateurs de la Mauricie et du Centre-du-Québec), Véronique Buisson (présidente, La Philanthrope), Pierre Champagne (directeur général, Desjardins Entreprises Centre et Haute Mauricie), Jonathan St-Jean (président de la CCIS) et Martin St-Pierre (directeur général de la CCIS).

«Notre prochaine étape est de faire de la sollicitation pour inciter les gens à embarquer», mentionne M. St-Jean. «Il faut être sûr de ne pas arriver avec une activité de 120 personnes dans laquelle il n'y a que 18 entrepreneurs. Ce serait un échec.»

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