Récession: «On peut tirer notre épingle du jeu»

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Jean-Denis Girard

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même si le Canada est entré techniquement en récession, le ministre responsable de la Mauricie, Jean-Denis Girard, y voit des opportunités intéressantes pour les entreprises de la région.

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Le professeur en économie de l'UQTR, Frédéric Laurin.

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«Les données sont très différentes au Québec. La diminution du coût de l'énergie et la faiblesse du dollar canadien vont favoriser nos entreprises qui exportent. On peut ainsi très bien tirer notre épingle du jeu», a-t-il confié en entrevue au Nouvelliste.

Tout comme le député de Trois-Rivières, le professeur en économie de l'UQTR, Frédéric Laurin, croit que la reprise de l'économie américaine sera favorable à la région alors que la production est exportée en grande majorité aux États-Unis.

«C'est l'avantage qu'on a de ne pas être lié aux Chinois», fait-il remarquer tout en soulignant que les déboires albertains «nous touchent moins».

Selon lui, ce n'est pas une raison pour autant de s'asseoir sur ses lauriers. «On doit exploiter le taux de change en Mauricie et travailler sur notre productivité», suggère le spécialiste. À son avis, «le plancher a été atteint en région» avec la fermeture des grandes entreprises. «Il y a eu une crise propre à la Mauricie et la récession mondiale de 2008», renchérit-il.

Impliqué dans une mobilisation d'entrepreneurs pour relancer la région, M. Laurin a indiqué que le Partenariat économique Mauricie-Rive Sud cheminait toujours. «Des tables sectorielles s'amorcent en septembre et le comité de démarrage continue à organiser le tout», précise l'économiste.

Joint en Autriche, le professeur au Food Institute de l'Université de Guelph, Dr Sylvain Charlebois, ne croit pas que la présente récession canadienne soit aussi grave que celle de 2008. «C'était une crise compliquée, les Américains étaient impliqués alors que cette fois, l'économie américaine va mieux, ce qui est important pour le Canada. Et la faiblesse du dollar va nous aider», conclut celui qui parle même de bonnes nouvelles à venir, entre autres, pour les producteurs de porc de la région.

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