Cinq mois de grève à Delastek

La cinquantaine d'employés de Delastek à Shawinigan sont... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La cinquantaine d'employés de Delastek à Shawinigan sont en grève depuis cinq mois.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Triste anniversaire mardi à l'usine Delastek de Shawinigan. En effet, le conflit de travail vient de franchir le cap des cinq mois et rien ne laisse présager un règlement à court terme, malgré les deux rencontres de conciliation prévues les 4 et 16 septembre.

«D'ici le 12 septembre, on attend avec impatience le jugement de la Commission des relations du travail sur la mauvaise foi, l'entrave syndicale et l'intimidation. On veut négocier, mais l'employeur fait tout pour ne pas négocier», a confié le président de la section locale 1209 d'Unifor, Alexandre Maranger.

Sa cinquantaine de membres sont en grève depuis le 1er avril dernier. L'usine du secteur Grand-Mère poursuit néanmoins ses activités en raison d'un nombre équivalent de travailleurs non syndiqués. D'ailleurs, d'autres plaintes relatives à des briseurs de grève seraient sur le point d'être déposées par la partie syndicale.

«Nos membres se sont encore souvent fait faire des gestes vulgaires alors qu'on est pacifique et qu'on respecte l'injonction», déplore le président Maranger. En dépit de cette tension sur la ligne de piquetage, il assure que le moral des troupes est «super bon» avec un fonds de grève qui fait en sorte que «ça rentre à toutes les semaines».

«Il y a un impact financier quand même, mais on est prêt à poursuivre. On va prendre le temps pour avoir enfin des conditions de travail. Actuellement, ce sont des conditions d'un dépanneur. Je suis toujours optimiste. Ça ne peut pas perdurer. On est bien ouvert à négocier, mais ça doit être des deux côtés», a-t-il poursuivi.

Joint par Le Nouvelliste, le président de Delastek, Claude Lessard, préfère ne plus commenter la situation, prétextant que «tout ce que j'avais à dire sur le conflit, je l'ai dit». «Je regarde en avant avec mes projets de développement», a simplement conclu celui qui s'envole pour la Chine du 5 au 18 septembre.

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