Delastek: Trois-Rivières se défend de faire de l'ingérence

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L'entreprise Delastek

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(Trois-Rivières) Le conflit de travail chez Delastek s'est invité lundi soir à l'assemblée publique du conseil municipal de Trois-Rivières. Le conseiller régional à la FTQ responsable des négociations, David Maden, a interpellé le maire durant la période de questions, estimant qu'il a fait de l'ingérence dans cette grève.

Le conseiller syndical réagissait aux propos du président de l'usine en aéronautique, Claude Lessard, tenus le 14 juillet dernier dans les pages du Nouvelliste, alors qu'il affirmait que le maire Yves Lévesque lui avait dit que Trois-Rivières accueillerait à bras ouvert les projets d'expansion de l'entreprise établie à Shawinigan.

David Maden voit dans cette ouverture de Trois-Rivières une ingérence dans une grève qui dure depuis le 1er avril dernier et dont les négociations sont difficiles. La dernière rencontre entre les deux parties, qui a eu lieu lundi, n'a pas permis de faire avancer les négociations, à en croire le syndicat.

De plus, Claude Lessard continue ses démarches de relocalisation. Celui-ci se rendra d'ailleurs en Chine le mois prochain pour rencontrer des acheteurs potentiels.  

Dans sa réponse, le maire Yves Lévesque a affirmé qu'il laissait le syndicat négocier avec l'entreprise, en ajoutant du même souffle que la sollicitation des entreprises se fait lorsque celles-ci manifestent leurs intentions de déménager.

«Delastek a dit publiquement qu'elle voulait quitter la région de Shawinigan. C'est sûr et certain que comme maire on veut toujours garder les entreprises chez nous. Mais à partir du moment où l'entreprise décide de quitter, pour quelque raison que ce soit, je n'ai pas à juger ou commenter, c'est une décision d'affaires», a répondu Yves Lévesque.

«Mais une des priorités est de conserver l'entreprise dans la région. Si une entreprise quitte Trois-Rivières et que le maire de Shawinigan lève la main pour qu'elle s'établisse là, je vais être bien content, si ça répond à ses attentes.»

Par ailleurs, le premier magistrat affirme qu'il serait mal avisé pour un responsable d'un organisme de développement économique ou un maire de ne pas faire de démarches auprès d'une entreprise qui a manifesté son intention de déménager à l'extérieur.

«On ne gère pas le conflit de travail, mais si l'entreprise affirme qu'elle veut quitter et que nous n'intervenons pas, nous ne faisons pas notre travail», a-t-il mentionné. «Nous n'avons pas les moyens de perdre des emplois. Ça n'a aucun rapport avec le conflit.»

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