Jean-Denis Girard mise sur la concertation naturelle

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Présent tout au long de la fin de semaine au Congrès-Jeunes du Parti libéral du Québec, le ministre de la Mauricie, Jean-Denis Girard, a tenu à faire le point sur le développement économique régional.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Loin de s'alarmer de la disparition des tables de concertation régionale, telle la Conférence régionale des élus (CRE), le ministre Jean-Denis Girard estime que la concertation naturelle qui se tisse depuis entre les acteurs sociaux a déjà porté davantage de fruits que les anciennes structures. Pour relancer une région, que ce soit au niveau économique, touristique ou culturel, chaque ville doit miser sur ses propres forces. Les bénéfices régionaux suivront naturellement.

Dans une suite de l'Auberge des Gouverneurs à Shawinigan, le député de Trois-Rivières et ministre de la Mauricie a tenu à souligner à grands traits que le bilan de son gouvernement en matière de développement régional était somme toute très positif. Le taux de chômage, établi à 6 % à Trois-Rivières en juillet 2015, en serait l'expression concrète. Lorsqu'on lui rappelle que le taux d'emploi stagne autour de 58 % dans la cité de Laviolette, M. Girard avoue qu'il y a encore du travail à abattre. Et pour cela, le député de Trois-Rivières compte sur la concertation naturelle des acteurs sociaux du milieu.

«La concertation ne vient pas de la structure, elle vient des gens sur le terrain qui vont travailler ensemble. Ce n'est pas la structure qui fait le travail, ce sont les gens», note M. Girard. «On n'a pas besoin d'une structure nécessairement, il faut que les gens travaillent sur le terrain.»

Exit, donc, le regard d'ensemble que les CRE et autres regroupements du genre pouvaient porter, d'un seul coup d'oeil, sur les quatre points cardinaux d'une région. De l'avis de M. Girard, les entrepreneurs doivent communiquer entre eux de leur propre chef, en fonction de leurs besoins et de leur vision personnelle du développement régional.

«Avant il y avait des tables de concertation et on n'avait pas les résultats escomptés», soutient M. Girard en pointant du doigt spécifiquement le développement économique. Quant au développement culturel, touristique et autres, ce dernier compte également sur la concertation naturelle pour faire grandir la Mauricie dans toutes les facettes de son développement. Exemple probant, aux yeux du ministre, les forfaits proposés conjointement par l'Amphithéâtre Cogeco et la Cité de l'Énergie. «Je n'ai jamais vu ça dans le passé», observe-t-il.

«Les gens voient que c'est important de travailler ensemble. Ce n'est pas la structure qui va les amener à travailler ensemble. Les gens du milieu, ils vont le faire, ils vont s'appeler, ils vont travailler. Je suis convaincu que ça ne prend pas une structure officielle, les gens vont s'en bâtir une, que ce soit une association touristique, un organisme, peu importe.» Et pour ce faire, le gouvernement n'a pas à s'en mêler, sinon en proposant un soutien financier, par exemple via le Fonds de diversification économique.

Guerre de clochers en perspective?

En juillet dernier, le maire de Shawinigan, Michel Angers, déplorait que depuis l'abolition de la Conférence régionale des élus, la Mauricie ne disposait plus de table de concertation autour de laquelle élus et entrepreneurs pouvaient se réunir. M. Angers appelait à la solidarité régionale.

Cette solidarité, M. Girard est, une fois de plus, persuadé qu'elle se nourrira d'elle-même, c'est-à-dire naturellement. Encore faut-il que chaque ville développe son propre créneau sans marcher sur les plates-bandes économiques de ses voisines.

«Je pense que Trois-Rivières a un créneau au niveau de la transformation métallique, Louiseville a un créneau au niveau du meuble. Shawinigan on parle d'un créneau informatique, alors qu'à La Tuque on parle beaucoup plus du bois. À Saint-Tite on a l'asclépiade maintenant. Donc, il faut être imaginatif», enchaîne M. Girard. Et le ciment qui soude ces expertises et qui permettrait à la Mauricie de concurrencer les autres régions? Ce sont aux entrepreneurs à trouver la recette de ce liant qui propulserait la Mauricie dans son essor régional de demain.

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