Une microbrasserie dans l'ancienne Crémerie des Trois-Rivières?

L'usine de Saputo, anciennement la Crémerie des Trois-Rivières,... (Photo: Olivier Croteau Le Nouvelliste)

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L'usine de Saputo, anciennement la Crémerie des Trois-Rivières, sera fermée le 28 août prochain.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Tel que l'avait annoncé Saputo il y a un an, son usine de Trois-Rivières, anciennement connue sous le nom de la Crémerie des Trois-Rivières, sera fermée définitivement le 28 août. Treize des 60 employés qui travaillent actuellement dans l'usine demeureront toutefois sur place jusqu'à la mi-septembre afin de procéder à la fermeture des installations, au retrait des équipements et au ménage.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a déjà des idées pour remplacer l'entreprise perdue. «C'est une belle bâtisse. Ce serait un endroit idéal pour établir une microbrasserie. Je parlais avec quelqu'un qui a déjà travaillé là-dedans et ce serait l'emplacement idéal. On sait que ça prend de l'ampleur, les microbrasseries», fait-il valoir.

Le maire a d'ailleurs lui-même amorcé, cette semaine, des approches auprès d'un microbrasseur de la région, Le Temps d'une Pinte et entend bien prendre contact sous peu avec Saputo pour discuter de l'avenir de l'édifice.

Le maire estime que les installations et la salubrité nécessaires au brassage de la bière requièrent un édifice comme l'usine de lait que délaissera Saputo ce mois-ci. Mélanie Jolin, responsable des communications, n'a pu confirmer, lundi, quel avenir Saputo réserve à l'édifice de la rue Radisson qu'il utilisait depuis 1997.

Alex Dorval de la micro-brasserie Le Temps d'une Pinte, située sur la rue Notre-Dame Centre, indique qu'il est intéressé à visiter l'endroit. «On est à l'étape où l'on va avoir besoin de plus d'espace pour la production», dit-il.

Toutefois, M. Dorval signale que plusieurs options s'offrent actuellement à son entreprise «et on n'a pas encore défini la grosseur de notre expansion», dit-il.

Le profil des employés qui travailleront dans cet agrandissement de la zone de production pourrait correspondre à celui des employés de la défunte crémerie. «Les gens qui travaillent dans le secteur industriel, c'est déjà un bon atout», dit-il. Le Temps d'une Pinte ne mettra toutefois son projet d'expansion à exécution que d'ici un an. «Il faut prendre le temps de bien calculer les choses et on veut être confortable dans nos choix et non prendre une opportunité qui ne nous ressemble pas», fait valoir M. Dorval.

Il est clair pour la Ville, dans tous les cas, que le zonage dans ce coin ne sera pas modifié même si au tournant des années 2000, Saputo avait vécu des frictions avec ses voisins pour des questions de bruit généré par ses camions réfrigérants. IDE Trois-Rivières sera mise à contribution pour aider Saputo à trouver une nouvelle vocation à cet édifice, indique le maire.

La Ville n'a toutefois pas l'intention de l'acheter, confirme-t-il.

Bruno Gignac, conseiller à la négociation dans ce dossier pour la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), indique qu'une quarantaine des 60 employés de l'usine Saputo de Trois-Rivières sont syndiqués.

Depuis la confirmation de la fermeture, en septembre 2014, quatre employés ont été transférés à l'usine Saputo de Saint-Hyacinthe. «Au total, une douzaine y seront affectés tandis que trois salariés ont quitté pour un autre emploi», dit-il.

Un comité de reclassement a été formé afin de tenter de replacer la vingtaine de salariés restants. La moyenne d'âge de ces personnes est de 43 ans.

Certains employés ont pu bénéficier d'une indemnité de séparation équivalente à une semaine par année d'ancienneté jusqu'à concurrence de 26 semaines.

Comme l'explique M. Gignac, il sera difficile de trouver de l'emploi à ces personnes dans la région puisque leur niveau de scolarité n'est pas très élevé. «Considérant le contexte économique de la région, c'est encore plus difficile», plaide le conseiller.

Selon M. Gignac, Saputo a très bien collaboré dans les efforts de reclassement.

Ce dernier a pu discuter récemment avec le président du Syndicat. Semble-t-il que les employés «ont accepté la situation. Par contre, c'est sûr que le moral est bas», ne cache-t-il pas.

Il s'agissait d'emplois rémunérés à environ 20 $ l'heure. Ils possédaient de bonnes conditions de travail, explique M. Gignac: des journées de maladies, primes pour le travail de nuit ou pour la fin de semaine.

brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca

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