Le paradis des épicuriens attire les foules

Nathalie Milette (propriétaire et gestionnaire du Fin quartier),... (Photo: Krystine Buisson)

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Nathalie Milette (propriétaire et gestionnaire du Fin quartier), Richard Roussy (gérant de la boucherie Délecta), Robin Deschênes (Caffè Bistro), Michaël Bibeau (Oliv) et Nathalie Drouin (propriétaire de Mado plaisirs gourmands) se réjouissent de l'ouverture du complexe alimentaire situé à l'angle de la 5e et de la 12e Avenue dans le secteur Shawinigan-Sud.

Photo: Krystine Buisson

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Jonathan Cyrenne
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Les habitués de la 12e Avenue dans le secteur Shawinigan-Sud ont sans doute remarqué des changements majeurs, depuis trois ans, au coin de la 5e Avenue. Le Fin quartier, un commerce d'alimentation unique en son genre, vient tout juste d'ouvrir ses portes et déjà le succès est palpable. Entre 800 et 1000 personnes fréquentent l'établissement quotidiennement et ce n'est qu'un début.

«Avec tout ce qu'on offre, on devrait accueillir 2000 à 2500 personnes par jour, des gens qui proviendront de Shawinigan, Trois-Rivières, mais aussi Montréal et Québec. On est en démarrage. La population a très bien répondu jusqu'à présent. Le bouche-à-oreille fera son effet, c'est certain», mentionne la propriétaire Nathalie Milette.

Plusieurs entreprises qui oeuvrent dans le domaine de l'alimentation cohabitent dans le vaste bâtiment de 2500 mètres carrés. L'Académie culinaire offrira dès septembre des formations en cuisine au grand public. Le populaire restaurant Poivre noir inaugurera sous peu son local dans l'édifice. La Boutique Oliv offre, pour sa part, un vaste choix d'huiles d'olive. La boucherie Délecta propose un éventail de charcuteries aux clients.

Le Caffè Bistro le Fin quartier vend des cafés uniques moulus avec une machine provenant de l'Angleterre, en plus de proposer des repas. La boutique Urbanithé offrira prochainement une variété de thés et de tisanes. Mado Plaisir Gourmand produit des mets préparés. Une boutique cadeau a aussi été aménagée au deuxième étage du bâtiment. Des produits de la Laiterie Charlevoix et de la Chocolaterie Samson sont offerts aux épicuriens. Une salle de réception pouvant accueillir 200 personnes a aussi été intégrée au vaste projet de 3,5 millions de dollars. D'ici l'automne prochain, pas moins d'une centaine de personnes travailleront au Fin quartier.

L'idée d'offrir un commerce unique en son genre a pris naissance, il y a quelques années, alors que Nathalie Milette oeuvrait dans le domaine de la vente de portes et de fenêtres.

«Ma soeur avait envie de se lancer un nouveau défi en reprenant l'entreprise familiale Portes et fenêtres Gérard Milette. J'ai accepté et je me suis mise à la recherche d'un nouveau projet. J'aimais aller dans les épiceries fines, mais on n'avait rien dans la région. J'ai réfléchi à tout ça et je me suis dit que ce serait génial d'avoir sous un même toit une boucherie, une boulangerie et des boutiques de produits fins. À mon avis, c'était important qu'il y ait de l'entraide entre les commerçants du Fin quartier. Par exemple, l'Académie culinaire utilisera des produits en vente ici. Les repas de la salle de réception seront cuisinés par le Poivre noir. Si la cliente apprécie le fromage qui accompagne un plat préparé par le restaurant cinq étoiles et qu'il provient du rez-de-chaussée, elle pourra aller s'en procurer», raconte la propriétaire du complexe alimentaire.

Le terrain où se situe l'immeuble a été acquis en septembre 2012. Le garage a été démoli le 12 décembre 2012. Mme Milette explique le délai de près de trois ans entre le début du projet et l'ouverture par le fait qu'elle voulait avoir un produit unique et cohérent.

«Le projet a pris beaucoup de temps avant d'être livré. Je voulais unir des entreprises alimentaires uniques, que tout soit réuni sous un même toit. Je ne voulais pas faire de la compétition aux entreprises existantes, mais bien apporter quelque chose de nouveau dans le secteur. Ce n'est pas un Métro ni un IGA, c'est Le Fin quartier avec des commerçants spécialisés en alimentation. Nous avons un caractère distinctif.»

Le projet devrait, pour sa part, être bonifié puisque quatre espaces totalisant 3500 pieds carrés demeurent disponibles pour de futurs commerçants. La femme d'affaires aimerait qu'un fleuriste, qu'une entreprise de sushis et qu'un comptoir de crèmes glacées et de gelatos s'installent au Fin quartier.

Quant aux propriétaires d'entreprises déjà présents dans le bâtiment de 28 800 pieds carrés, ils sont ravis du produit.

«Je trouve que c'est une belle foire alimentaire. On voulait sortir de Trois-Rivières. Aller à Montréal et Québec, ça ne m'intéressait pas. Je crois qu'il y avait un manque à Shawinigan. Le complexe est formidable, la terrasse est magnifique. On va accueillir beaucoup plus de gens ici», explique Daniel-Yves Durand du Poivre noir. Quant à Michaël Bibeau de l'entreprise Oliv, il croit que le projet sera gagnant. «Les gens pourront découvrir nos produits d'olive, faire des dégustations. Avec les autres entreprises présentes, ça fait un beau complément.»

Pour réaliser ce projet, pas moins de cinq millions de dollars ont été investis dont un million et demi de dollars proviennent des marchands locataires pour l'achat d'équipements.

jonathan.cyrenne@lenouvelliste.qc.ca

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