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Centre d'expertise en ingénierie: une ouverture d'Hydro-Québec, selon Donald Martel

Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.... (François Gervais)

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Le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel.

François Gervais

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(Bécancour) Le député caquiste de Nicolet-Bécancour se dit confiant après une rencontre avec Hydro-Québec de voir la société d'État créer un centre d'expertise en ingénierie à Bécancour. Donald Martel affirme qu'Hydro-Québec fait maintenant preuve d'ouverture, après avoir catégoriquement fermé la porte au projet en janvier dernier.

Le député a rencontré le 21 juillet dernier trois hauts dirigeants de la société d'État, soit Pierre-Luc Desgagné, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales, Richard Cacchione, président d'Hydro-Québec Production et Bruno Gingras, vice-président, ressources humaines. Le projet de centre d'expertise a notamment fait partie des discussions de cette rencontre.   

«Je pense que je les ai sensibilisé [au projet de centre d'expertise]», affirme en entrevue le député de Nicolet-Bécancour. «Hydro-Québec a un problème d'affectation des ingénieurs. Et ce projet représente une solution. Je ne sais pas si c'est en raison du changement à la direction d'Hydro-Québec, mais j'ai vraiment l'impression qu'il y a eu une écoute très attentive. J'ai espoir, sincèrement.» 

Donald Martel se dit donc optimiste de voir regrouper dans un centre d'expertise les ingénieurs qui oeuvraient à la centrale nucléaire Gentilly-2 avant sa fermeture. Il indique qu'une cinquantaine de ces ingénieurs sont présentement affectés temporairement à d'autres tâches ailleurs au Québec tout en étant encore rattachés à la centrale. 

Alors que plusieurs projets industriels devraient voir le jour au cours des prochaines années dans le parc industriel de Bécancour, dont Stolt LN Gaz, IFFCO, IMC et Quest, le député caquiste estime que le centre d'expertise d'Hydro-Québec est plus que jamais pertinent. «Qu'on garde un groupe à Bécancour, ça fait un beau complément», note le député en ajoutant demeurer vigilant quant à l'évolution du dossier.

Rappelons que l'idée de créer un centre d'expertise en ingénierie à Bécancour a été lancée par le Syndicat professionnel des ingénieurs d'Hydro-Québec (SPIHQ). Mardi, on indiquait à ce syndicat que le projet suit son cours. Les personnes responsables du dossier étaient toutefois en vacances.

En juin dernier, le syndicat s'était réjoui du dépôt d'une motion à l'Assemblée nationale adoptée à l'unanimité «pressant Hydro-Québec de maintenir une équipe technique spécialisée dans la région de Bécancour».  

«Le syndicat est heureux de constater que sa proposition contenue dans son mémoire déposé lors de la Commission parlementaire de janvier 2013, la création d'un centre d'expertise en ingénierie, a fait consensus. Ce centre permettrait de conserver des emplois de qualité en région pour les 74 ingénieurs touchés par la fermeture de la centrale nucléaire de Gentillly-2 qui pourraient effectuer le déclassement de la centrale et travailler sur d'autres mandats par la suite», affirmait en juin dernier le SPIHQ qui jugeait à l'époque que la motion unanime de l'Assemblée nationale «devrait inciter Hydro-Québec à effectuer une étude d'opportunité sur la proposition».

Le syndicat soutient de plus qu'Hydro-Québec «débourse annuellement entre 150 et 200 millions de dollars en contrats à l'externe aux diverses firmes de génie du Québec».

«Offrir des emplois permanents aux ingénieurs excédentaires de Gentillly-2 n'affecterait pas le modèle d'affaires de l'entreprise, ni ne nuirait au marché des firmes de génie-conseil, puisqu'une très faible proportion, 8 à 10 %, de ces contrats seraient gardés à l'interne», a ajouté le syndicat des ingénieurs d'Hydro-Québec.

Du côté de la société d'État, on se contente d'affirmer qu'Hydro-Québec est «en mode solution» et que les «discussions n'ont jamais été rompues». «Je confirme qu'il y eu une rencontre et Hydro-Québec est très satisfaite des échanges qui ont eu lieu. Nous continuons d'être en mode solution, mais nous devons avoir la collaboration du syndicat des ingénieurs d'Hydro-Québec», soutient Isabelle Thellen, chef aux affaires publiques et médias à Hydro-Québec.

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