Trois-Rivières et Shawinigan se disputent Planète Poutine

Le cofondateur de Planète Poutine, Yves Junior Boissonneault.... (François Gervais)

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Le cofondateur de Planète Poutine, Yves Junior Boissonneault.

François Gervais

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(Trois-Rivières) Alors que la chaîne de restauration rapide Planète Poutine ferme son centre de formation à Drummondville, Shawinigan et Trois-Rivières courtisent l'entreprise pour l'établissement de la nouvelle école, un projet estimé à près de 500 000 $.

«L'école de Drummondville ne répond plus à nos besoins de formation. L'équipement sur place n'est plus ce qu'on utilise dans les nouveaux restaurants. Nous voulons aussi avoir un service à l'auto, car ce sont les nouveaux standards de notre entreprise», affirme le propriétaire de l'entreprise, Yves Junior Boissonneault, qui indique que la décision quant au choix de l'emplacement de l'école, qui sert à former les franchisés et les employés, n'est pas encore prise.  

Planète Poutine s'était d'abord montré intéressée par Shawinigan. En plus d'y établir le restaurant-école, les bureaux administratifs de l'entreprise déménageraient dans ce nouveau bâtiment. «Nous allons avoir une trentaine d'emplois dans cette nouvelle école», note M. Boissonneault.  

Voyant que l'école de Planète Poutine quittait Drummondville, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a communiqué avec l'entrepreneur afin de lui manifester son souhait de conserver les bureaux administratifs sur son territoire, en plus de lui offrir son aide pour trouver du soutien pour la construction du bâtiment et la formation des employés.

«J'ai rencontré Yves Junior Boissonneault et on travaille avec Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières pour trouver un emplacement qui va satisfaire ses besoins à Trois-Rivières», indique

Yves Lévesque. 

Le nom Planète Poutine est associé à celui de Trois-Rivières depuis la fondation de l'entreprise avec l'ouverture du premier restaurant de la rue Hart. Le 20 juin dernier, plusieurs milliers de personnes ont assisté au parc Champlain au record du monde de la plus grosse poutine ainsi qu'à la fête familiale organisée pour l'occasion. Cet événement a été relaté dans plusieurs médias du Québec. Le maire de Trois-Rivières ne veut pas perdre cette jeune entreprise dynamique qui favorise l'image de sa ville.   

«C'est une compagnie en pleine expansion avec des gens extraordinaires. On est content de voir l'augmentation fulgurante de l'entreprise», ajoute M. Lévesque. 

Des discussions ont aussi cours avec Shawinigan, confirme le maire Michel Angers. Il voit d'ailleurs d'un mauvais oeil l'intervention du premier magistrat de Trois-Rivières.

«C'est sûr que nous sommes en discussion avec Planète Poutine et que des affaires seraient intéressantes. Même si c'est une entreprise qui origine de Trois-Rivières, les entrepreneurs avaient décidé de solliciter du côté de Shawinigan, car des opportunités étaient là et il y a des immeubles», affirme Michel Angers. 

«Nous ne sommes pas en compétition avec Trois-Rivières. Ce genre de choses me laissent toujours un peu perplexe comme démarche», ajoute le maire Angers en rappelant que des entreprises ont quitté ces dernières années Shawinigan au profit de Trois-Rivières. 

«Il n'y a pas eu de levée de boucliers. C'est bien quand on commence à discuter avec des promoteurs et qu'on a minimalement la chance de discuter avec eux et de faire une offre qui pourrait éventuellement les intéresser. Ce n'est pas de cette façon qu'on va se donner un coup de main en Mauricie. Ce n'est pas en tirant sur notre côté de la couverture quand quelqu'un avait déjà décidé, d'une certaine façon, d'aller explorer une avenue. Et si l'avenue n'avait pas fonctionné, il y a d'autres opportunités. Mais dans le contexte actuel, l'avenue était chez nous.»

Fondée à Trois-Rivières en février 2012, Planète Poutine a ouvert sa 20e franchise cette semaine à Saint-Augustin-de-Desmaures, en banlieue de Québec. La croissance de l'entreprise n'est dû qu'au travail de ses fondateurs, note Yves Junior Boissonneault.

«Nous n'avons jamais eu de subvention pour grandir. Mais là, nous avons besoin d'aide pour continuer la croissance. Nous aimerions notamment former davantage nos employés», indique-t-il.

«Ce que nous voulons, c'est un prêt. Nous avons des démarches en cours entre autres avec IDE Trois-Rivières et avec Québec, mais ça n'avance pas», ajoute-t-il en avouant que le nouveau directeur général d'IDE, Mario De Tilly, semble vouloir faire avancer plus rapidement les dossiers.  

«Les aides financières sont très balisées. Il n'y a pas de subvention pour le service à la personne. C'est pourquoi on regarde s'il ne peut pas avoir d'aide pour la formation», explique Yves Lévesque. «On regarde plusieurs scénarios. Nous explorons tous les programmes et recherchons un emplacement avec de la visibilité pour son restaurant-école. On comprend qu'une entreprise qui est en croissance puisse manquer de capitaux pour construire un bâtiment. On explore aussi la possibilité qu'un entrepreneur construise le bâtiment pour ensuite le louer.»

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