Une première annonce commerciale au District 55 

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Le Groupe Robin a annoncé mercredi l'établissement d'une première bannière commerciale sur le site du District 55.

Stéphan Lessard

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(Trois-Rivières) Alors que l'incertitude plane toujours au sujet de la construction d'un nouveau colisée sur le site du District 55, le Groupe Robin, le promoteur du projet, a annoncé mercredi l'établissement d'une première bannière commerciale, soit un Ultramar à grande surface.

Le Dépanneur du coin avec essence d'Ultramar, qui aura une superficie d'environ 4000 pieds carrés, est construit sur la rue de la Diversité sur un terrain de 45 000 pieds carrés. L'entreprise espère accueillir près de 500 000 visiteurs annuellement. «C'est une très grande station-service avec un lave-auto», a noté en conférence de presse Jonathan Robin, vice-président du Groupe Robin. «C'est un des plus gros concepts qu'Ultramar développe actuellement au Québec. Il devrait ouvrir au courant de l'automne prochain.»

Si Ameublements Tanguay a déjà confirmé au Nouvelliste son intention de s'établir dans le District 55 et d'amorcer la construction de son nouveau magasin de 80 000 pieds carrés - un projet évalué à 10 millions $ - à l'automne prochain, le Groupe Robin se fait extrêmement discret quant à l'identité des autres grandes bannières intéressées par le nouveau développement commercial.

«Il y a déjà des travaux qui se font sur le terrain. Et on le prépare pour d'autres constructions éventuelles. Il y aura à l'automne prochain un lancement de projet où on aura des annonces à faire», a ajouté le vice-président du Groupe Robin qui indique que des ententes ont été signées et que le projet d'hôtel sera bien avancé. 

À l'heure où des locaux commerciaux sont disponibles un peu partout à Trois-Rivières, notamment avec le départ de la chaîne Target du centre commercial Les Rivières, le Groupe Robin soutient que cela ne nuit pas au projet du District 55. «Notre concept est différent. Il n'y a rien à Trois-Rivières qui ressemble au District 55. Et les bannières qui désirent s'y établir ne sont pas les mêmes que celles qui veulent s'installer dans les autres projets», a affirmé Jonathan Robin. «Sans les nommer, ceux qui vont venir chez nous ne sont pas des bannières de centre d'achat intérieur ou autre. Dans le marché actuel, il y a encore de la place pour beaucoup de joueurs.»

Parallèlement, le développement de la phase résidentielle se poursuit. De nouvelles rues ont été ou seront ouvertes, permettant la construction des maisons unifamiliales et jumelées sur les 92 terrains disponibles. La rue de la Création ainsi que le boulevard des Athlètes accueilleront ces nouvelles constructions.

Les Habitations Paris et frères, un entrepreneur général de la région, a déjà réservé 20 % des terrains disponibles. Les constructions devraient débuter dès le mois d'août. Le propriétaire de l'entreprise, Sébastien Paris, soutient qu'il y a déjà beaucoup d'engouement autour du projet.

«Nous n'avons aucun plan à présenter pour l'instant, mais nous avons déjà des appels de personnes intéressées. Les plus beaux terrains présentement disponibles à Trois-Rivières sont au District 55.»  

Par ailleurs, Paris et frères a conclu une entente avec le Groupe Robin pour l'acquisition de 540 unités de condos dans la partie à haute densité, un minimum selon Sébastien Paris. La construction de ces premières unités devraient débuter dès le printemps prochain. De plus, le Groupe Robin soutient que des discussions avec d'autres promoteurs se poursuivent. 

Ce développement résidentiel représente le plus gros défi jamais réalisé par l'entrepreneur de la région. «C'est un projet de 120 millions $ échelonné sur une période de huit à dix ans», a affirmé Sébastien Paris. «C'est extrêmement intéressant à développer.»

Questionné en début de semaine au sujet de l'avancement du projet de colisée, le maire Yves Lévesque soutient qu'il souhaite toujours une rencontre avec Québec, afin de vendre l'idée de partenariat public-privé. Rappelons que la Ville propose que Québec finance en partie la construction du colisée par un promoteur privé et que celui-ci gère les installations durant 25 ans, tout en ayant une entente avec la Ville pour l'utilisation des heures de glace. Le maire estime que cette formule engrangera des profits de 500 000 $ après 25 ans. 

Alors que Québec tarde à annoncer le projet de colisée, le Groupe Robin prend son mal en patience. «On souhaite qu'il se réalise dans notre projet. Ça serait un moteur qui serait très important. Mais ce n'est pas nous qui allons construire le colisée», a souligné M. Robin en avouant que des entreprises hésitent à s'établir au District 55, ne sachant pas si le projet de Colisée va se concrétiser. 

«Certains bannières regardent différents concepts. Avec la venue d'un colisée ou d'un centre de congrès, ça amène un achalandage qui est beaucoup plus grand. Avant de bouger, les gens préfèrent attendre. Et ils peuvent se permettre d'attendre, car le projet débute.»

Le directeur général d'Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières, Mario De Tilly, estime que les lois du marché vont dicter l'emplacement d'un nouveau centre de foires. «On est très sensible sur le maintien des activités au centre-ville», a-t-il toutefois souligné. «Il y a une certaine urgence, car des villes comme Lévis ou Saint-Hyacinthe se sont dotées de cet équipement. Est-ce que ça doit se faire à court terme? Pas nécessairement. Il faut prendre le temps de faire une analyse concurrentielle. Il y a déjà des joueurs à Trois-Rivières qui offre déjà ce service, je pense au Delta, il faut prendre le temps de bien encadrer avec une volonté politique.»

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