DigiHub acccueille un studio de capture de mouvements

Philippe Nadeau, directeur général de DigiHub, Pierre Giguère,... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Philippe Nadeau, directeur général de DigiHub, Pierre Giguère, député de Saint-Maurice, Nancy Déziel, présidente du conseil de DigiHub, Rémi Massé, président du CDRIN, et Pierre Bédard, directeur général du CDRIN, entourent Oscar Romanet qui a été le modèle pour illustrer les capacités du système de capture de mouvements.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Shawinigan) L'entente de partenariat signée entre DigiHub Shawinigan et le Centre de développement et de recherche en imagerie numérique de Matane (CDRIN) va mettre la technologie de la capture de mouvements au profit des entreprises qui oeuvrent notamment dans le domaine du jeu vidéo.

Le CDRIN, associé au Cégep de Matane, possède un studio évalué à trois millions de dollars dont les équipements permettent de saisir numériquement les mouvements d'une personne afin de les associer à un personnage pouvant être utilisé dans un film ou un jeu vidéo. Une version allégée de ce studio sera installée dans les locaux de DigiHub lorsqu'une entreprise en aura besoin pour développer un produit ou une application.

«Notre centre de recherche est déjà présent dans les deux principaux pôles québécois du jeu vidéo, Montréal et Québec. Notre association avec le DigiHub nous permettra dorénavant de répondre aux besoins de petites et moyennes entreprises de ce secteur d'activités situées en région et de contribuer à l'essor d'un troisième pôle du jeu vidéo québécois à Shawinigan», lance le président du CDRIN et directeur général du Cégep de Matane, Rémi Massé.

Nancy Déziel était tout sourire hier matin lors de l'annonce de ce partenariat. La présidente du conseil d'administration du DigiHub voit en cette entente un formidable outil de valorisation de l'économie shawiniganaise, car l'offre de service du CDRIN amènera les entreprises à augmenter leur niveau de compétitivité.

«On a déjà deux projets majeurs d'entreprises en voie de s'établir au DigiHub, dans le domaine du jeu vidéo et de l'animation. Sans le CDRIN, on ne pourrait pas aider ces entreprises», a déclaré Mme Déziel.

Le studio réservé au CDRIN contient 17 caméras de haut niveau qui émettent un faisceau rouge. Cette lumière réfléchit sur les marqueurs disposés sur un vêtement porté par une personne. Chaque mouvement de ladite personne est donc capté, ce qui permet de faire vivre numériquement un personnage.

«On a le mandat d'accompagner les entreprises dans le service de recherche, explique Pierre Bédard, directeur général du CDRIN. Cela permet de les aider pour leur développement et de produire de nouveaux jeux. Je souhaite monter des projets de recherche et de développement avec les entreprises.»

Ubisoft et le Cirque du Soleil font partie des clients du CDRIN. Ce centre de recherche souhaite non seulement soutenir des entreprises des domaines du cinéma et du jeu vidéo, mais désire élargir son champ d'activités.

Selon M. Bédard, cette technologie pourrait s'appliquer dans le domaine du tourisme. Sur le site web d'un attrait touristique, un parcours pourrait être confectionné avec une amorce de jeu vidéo qui intégrerait une famille en train de faire une visite. La technologie pourrait aussi être employée dans le domaine de la santé afin d'aider un enfant à réapprendre à marcher.

«On est en discussions avec l'hôpital Sainte-Justine, confie M. Bédard. Si un enfant voit Avatar réapprendre à marcher, il sera plus motivée à réapprendre à marcher. Les possibilités sont infinies.»

Cet élan donné par l'arrivée du CDRIN au DigiHub pourrait bien se poursuivre d'ici le début de l'automne avec l'arrivée de nouvelles entreprises. La direction du DigiHub est en discussions avec 31 promoteurs. Si tous les projets se concrétisent, plus de 100 emplois pourraient être créés.

«Ce sont des entreprises de Shawinigan, de l'extérieur du Québec et d'autres pays, précise Mme Déziel. Ces entreprises ont des projets dans le domaine des séries télé et il y en a aussi qui existent déjà et qui veulent faire le saut pour une application mobile.»

La phase 1 du motel industriel serait ainsi complète, alors que la partie incubateur serait occupée à 50 % de sa capacité.

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