Un début de mandat actif pour Mario De Tilly d'IDÉ Trois-Rivières

Le directeur général d'IDÉ Trois-Rivières, Mario De Tilly,... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Le directeur général d'IDÉ Trois-Rivières, Mario De Tilly, est déjà bien en selle dans ses nouvelles fonctions.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Il faut travailler tous ensemble. Le développement économique, ce n'est pas l'affaire d'un homme. Seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. La Mauricie est trop petite pour être capable de se passer de ses voisins. Quand l'un va bien, l'autre va bien aller».

En poste depuis seulement quelques semaines, le nouveau directeur général d'Innovation et Développement économique Trois-Rivières, Mario De Tilly, sillonne déjà son territoire et les environs, multipliant les rencontres tantôt avec les entrepreneurs, tantôt avec les intervenants. D'ailleurs, il s'est lancé le défi de visiter chacune des quelque 300 entreprises manufacturières, de services et technologiques de la ville, ce qu'il a commencé à faire auprès d'une vingtaine d'entre elles.

«Je veux avoir le constat le plus précis possible de la situation économique. Mais il est reconnu que neuf emplois sur dix vont être créés par des entreprises qui existent déjà et la plupart sont des PME», confie-t-il au Nouvelliste, d'où le potentiel «incroyable» de nouveaux emplois.

Cet ancien dirigeant de Développement économique Longueuil et de Saint-Hyacinthe Technopole parle donc d'établir un pacte collaboratif, une approche bien accueillie, dit-il, par tous ceux et celles qu'il a rencontrés.

«Je suis optimiste car Trois-Rivières a trop d'éléments forts pour ne pas connaître un développement. Rien ne peut empêcher la ville d'exploser. Mais il faut se doter d'une stratégie globale et par filière en consultant nos partenaires et ce, en étroite collaboration avec les autorités municipales, car une guerre économique est en cours», souligne-t-il.

Visiblement emballé par Premier Aviation, «qui fait l'envie de tout le monde dans une industrie extrêmement compétitive», M. De Tilly veut procéder «assez rapidement» à une analyse du volet aéronautique avant de déterminer la vocation de l'aéroport, à savoir si elle doit être davantage industrielle ou commerciale. «Il y a des impacts financiers», fait-il toutefois remarquer par rapport à d'éventuels vols commerciaux.

Mais le créateur de la Cité de la biotechnologie de Saint-Hyacinthe, qui a obtenu des distinctions internationales, ne cache pas que le Technoparc va devenir l'une de ses plus grandes priorités. «On a tout intérêt à amorcer un virage technologique», soutient celui qui s'apprête à voir un second bâtiment technologique prendre forme sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. Et, selon lui, la présence d'institutions telles que l'UQTR et le Cégep ne peuvent que favoriser l'expansion du parc Micro-Sciences.

D'ailleurs, il n'était pas peu fier d'annoncer que le Technoparc venait tout juste de joindre l'International Association of Science Parks. Et l'Association of University Research Parks est la prochaine sur la liste. «Il faut établir des réseaux. Mais avant de faire un positionnement international, ça prend un positionnement marketing, identifiant c'est quoi la personnalité économique de Trois-Rivières», précise M. De Tilly.

Finalement, le nouveau venu dit travailler avec une société en capital de risque pour ajouter au coffre à outils car, dit-il, «plus on a des cents, plus on peut être attirant».

«Il y a plusieurs millions de dollars de projets en analyse», soutient-il, cahier de travail en mains, avec des pages qui ne cessent de se remplir de choses à faire... et à ne pas oublier.

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