Partenariat économique Mauricie-Rive Sud

Des entrepreneurs se mobilisent pour sortir la région... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Des entrepreneurs se mobilisent pour sortir la région du dernier rang provincial.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) L'idée se travaille depuis l'automne dernier. Mais voilà que la mobilisation d'une trentaine d'entrepreneurs pour sortir la région du dernier rang provincial prend forme sous le nom temporaire de Partenariat économique Mauricie-Rive Sud (PEMRS).

«On veut rendre plus pratique la vision régionale et échanger avec les autres entreprises. Il faut arrêter de regarder autour. C'est beau ce qui se fait en Beauce, mais il faut développer la fierté d'être Mauricien», explique l'un des membres du comité de démarrage, Yves Lacroix, de FAB 3R.

Le groupe dit s'inspirer de la relance de Cleveland, une ville américaine qui était en déclin dans les années 80. Sous l'initiative de sept chefs d'entreprise, le milieu s'était pris en main avec succès, contrairement à Detroit «où c'est la catastrophe», dira l'économiste Frédéric Laurin.

Celui-ci rappelle que «la région va vraiment mal», à la lumière d'une étude sur la performance économique qui place la Mauricie au bas du classement provincial, derrière la Gaspésie.

«Pourtant, on a tous les atouts, on est entre Québec et Montréal, on a l'UQTR, des centres de recherche, une qualité de vie, un aéroport. Mais si on veut faire de la diversification industrielle et créer de l'entrepreneuriat, ça va venir de la part des entrepreneurs», soutient le spécialiste.

Selon lui, l'originalité du modèle préconisé par le PEMRS est double: c'est fait par et pour les entreprises et il y a cette pensée régionale. «Une entreprise étrangère veut savoir ce qui est offert à 45 minutes de route», souligne M. Laurin, d'où l'inclusion de la rive sud dans la définition mauricienne.

Pour le professeur en économie de l'UQTR, «ça prend un marketing qui est régional». «On ne veut pas faire de politique. Ce sera complémentaire à l'action des CLD. On ne veut pas dédoubler et ce sont les chefs d'entreprise qui vont financer. On crée une organisation et ça prend une permanence. On va faire un plan stratégique pour les entreprises», explique-t-il.

D'où l'approche par table sectorielle: métallurgie, technologies de l'information, arts et culture, énergie et économie verte, meubles, transformation alimentaire et transport-logistique-entreposage. C'est d'ailleurs ce dernier créneau qui se mettra en action le plus rapidement, compte tenu de la présence de trois joueurs sur le comité de démarrage et du potentiel que peuvent offrir la présence de deux ports, d'un aéroport, d'un réseau ferroviaire et autoroutier.

«En réunissant des entreprises par table et en améliorant le réseautage, qui est le succès des PME, elles vont développer des projets communs qui pourront être soutenus par le Fonds de diversification économique. Car, en région, ce n'est pas l'argent qui manque, ce sont les projets», affirme Frédéric Laurin.

Et pour déterminer les secteurs porteurs, deux facteurs ont été considérés: une masse critique dans la région et une croissance plus forte que la moyenne provinciale, ce qui est le cas des technologies de l'information, de la transformation alimentaire et des arts et culture depuis huit ans.

Évidemment, considérant ces critères, l'industrie forestière et papetière n'en fait pas partie. «Mais on va amener le bois à la table du meuble, le tourisme à celle des arts, et l'agriculture à celle de la transformation alimentaire», fait savoir M. Laurin.

Par ailleurs, le comité de démarrage reflète bien la représentativité sectorielle et territoriale tant recherchée par les instigateurs du mouvement régional. Et deux sous-comités sont déjà en place: les communications et le montage financier. L'évaluation de la performance des projets fait aussi partie du plan de match.

«On a l'impression de vivre un moment historique. Après des années de pessimisme, il y a un sentiment de mobilisation générale», a conclu celui qui invite toute entreprise à le contacter pour joindre le mouvement (819 376-5011 poste 3118 ou Frederic.Laurin@uqtr.ca) ou, encore, Pierre Bertrand, coordinateur du PEMRS (819 532-1279 ou 514 774-9748).

marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca

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