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Outre la cause souverainiste, Jacques Parizeau laisse un héritage économique

Premier québécois à obtenir un doctorat du prestigieux... (PHOTO ANDRE FORGET, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Premier québécois à obtenir un doctorat du prestigieux London School of Economics, en 1955, Jacques Parizeau a participé activement à la mise sur pied d'importants instruments économiques, dont la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) ainsi que la Société Générale de financement.

PHOTO ANDRE FORGET, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne

Outre son dévouement pour la cause souverainiste, l'ex-premier ministre péquiste Jacques Parizeau laisse derrière lui un héritage économique qui fait l'unanimité autant dans la classe politique que dans le milieu des affaires.

Le premier ministre Philippe Couillard en a fait la preuve mardi matin en annonçant que le siège social montréalais de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) portera le nom d'Édifice Jacques-Parizeau.

Premier Québécois à obtenir un doctorat du prestigieux London School of Economics, en 1955, M. Parizeau a participé activement à la mise sur pied de plusieurs instruments économiques au Québec.

Il a entre autres été un des principaux architectes de la CDPQ - qui célèbre son 50e anniversaire cette année -, de la Société générale de financement ainsi que de la Société québécoise d'exploration minière.

Le président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia, a rappelé que l'ancien premier ministre avait réalisé, dans les années 1960, ce que peu pouvaient imaginer à l'époque.

«Il a innové et bâti une institution phare du Québec moderne, a-t-il souligné. La Caisse est devenue une force économique et financière, ici et dans le monde, au grand bénéfice des Québécois.»

La rigueur intellectuelle ainsi que la vision de cet économiste de formation ont été soulignées par le Mouvement Desjardins, qui a rappelé que M. Parizeau avait été l'artisan de plusieurs institutions ayant marqué le Québec.

«Il fut surtout un économiste hors du commun, qui a contribué à l'éducation financière de plusieurs générations, a commenté sa présidente et chef de la direction, Monique Leroux. Nous reconnaissons en lui la rigueur intellectuelle et l'esprit d'un grand visionnaire.»

Avant de prendre les rênes du Parti québécois, M. Parizeau a été élu en 1976, devenant ministre des Finances de René Lévesque, avant de démissionner avec fracas, en 1984.

Comme ministre, en plus de mettre en place le Régime d'épargne-actions - ayant permis la croissance de plusieurs entreprises établies au Québec - M. Parizeau a également permis la création du Fonds de solidarité FTQ.

Le professeur aux HEC Montréal Jacques Nantel, qui a connu M. Parizeau dans les années 1980 lorsque ce dernier était retourné à l'enseignement, s'est rappelé d'un homme particulièrement rigoureux, mais accessible.

«Il a été capable d'intéresser la grande majorité des Québécois aux questions économiques tout en posant des gestes marquants pour les entreprises d'ici», a-t-il observé, au cours d'une entrevue téléphonique.

Si M. Parizeau pouvait donner l'image d'un homme réservé et difficile d'accès, M. Nantel a affirmé qu'aux HEC, il n'hésitait jamais à s'engager dans une conversation lorsque quelqu'un l'abordait.

«C'était par contre quelqu'un de très rigoureux, a-t-il ajouté. M. Parizeau était un sceptique et cherchait toujours à se faire convaincre. C'était difficile d'avancer un chiffre sans le corroborer.»

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