Offrir la piqûre du bonheur...

Dans l'ordre habituel, on retrouve Marco Bélanger, président... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Marco Bélanger, président de la CCITR, Marie-Pier Matteau, nouvelle directrice générale de la Chambre, et Isabelle Martin, présidente de GDG Environnement.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) À son embauche chez GDG Environnement il y a 10 ans, Isabelle Martin s'est fait dire qu'on y vendait de l'absence... de moustiques et que, par conséquent, «ça crée du bonheur», permettant aux gens de profiter de l'été. En 2015, la présidente dirige une boîte qui ne cesse d'étendre et de diversifier ses activités, avec 45 employés permanents, 300 travailleurs saisonniers au plus fort de l'action, et un chiffre d'affaires dépassant les 10 millions de dollars.

Et c'est avec émotion que la conférencière à la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières a relaté l'histoire de ce chef de file canadien dans le contrôle biologique des insectes piqueurs et des vecteurs de maladies, évoquant au passage le décès de deux des trois fondateurs. Ceux-ci faisaient partie d'un groupe de recherche sur le sujet à l'UQTR. Et depuis le début, «on fait ça pour répondre à un besoin», explique Mme Martin.

Au fil des ans, GDG Environnement a offert ses services aux villes et aujourd'hui, pas moins de 55 municipalités optent pour le contrôle des moustiques, dont Trois-Rivières qui, pour la première fois cet été, sera complètement couverte. «Quand les gens prennent le programme, on ne veut pas s'en passer après», fait-elle remarquer, citant aussi le cas d'Hydro-Québec qui a eu recours avec succès à cette solution écologique pour ses camps forestiers au milieu des années 80.

Partout dans l'est du Canada, l'organisation conduit des opérations dans le but de réduire la nuisance causée par ces espèces. Et GDG Environnement effectue aussi des actions ciblées afin de prévenir la propagation de maladies telles que le virus du Nil occidental en plus de contrôler des plantes envahissantes.

L'évolution de l'entreprise a aussi été marquée par la création d'une division GDG Aviation, propriétaire d'un hangar de 10 000 pieds carrés à l'aéroport de Trois-Rivières. «On vient d'investir 1,5 million de dollars pour le renouvellement de la flotte», a-t-elle annoncé tout en soulignant que d'autres types de services sont maintenant possibles, dont l'épandage en milieu agricole.

Pour Isabelle Martin, la raison d'être de GDG Environnement est claire: trouver des solutions écologiques à des enjeux collectifs. Et son génie consiste à rendre l'anodin extraordinaire. «Nous voulons propager notre savoir-faire à travers tout le Canada», a-t-elle laissé entendre.

De plus, l'entomologie fait définitivement partie de l'ADN de l'entreprise qui multiplie les collaborations avec, entre autres, MétéoMédia et son indice de moustiques.

Par ailleurs, la présidente ne cache pas que les défis d'une entreprise saisonnière en croissance sont nombreux, ne serait-ce que la rétention de la main-d'oeuvre et la charge de travail.

Offrir un environnement de travail stimulant, une expérience-client indéniable et un bon rendement aux actionnaires: voilà les trois objectifs fixés par les dirigeants de GDG Environnement.

«Né d'un laboratoire à l'UQTR, ce n'est pas différent des entrepreneurs d'aujourd'hui. Ils étaient passionnés, déterminés, ensemble autour d'un rêve, croyant que tout est possible», a-t-elle conclu lors de ce déjeuner spécial sur le thème des bâtisseurs.

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