C'est l'impasse chez Delastek

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La grève chez Delastek se dirige vers son deuxième mois complet le 1er juin prochain.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Au terme d'une rencontre de conciliation tenue lundi entre les parties, c'est l'impasse dans le conflit de travail à l'usine Delastek de Shawinigan. Et même le conciliateur a jugé bon d'annuler le prochain rendez-vous qui avait été fixé au 28 mai, faute de progrès.

«Ils sont bornés à changer la portée de l'accréditation. Ils sont de mauvaise foi et nous n'arriverons à rien. Si on veut que ça avance, il faudra qu'ils renouvellent leur exécutif», a commenté le président de l'entreprise, Claude Lessard.

À la lumière de la réunion de lundi, où le conciliateur a rencontré tour à tour l'employeur et le syndicat, le représentant national d'Unifor, Luc Deschênes, a indiqué «qu'aucune des deux parties ne semble vouloir avancer». «Il n'y a pas assez d'ouverture», déplore le responsable du dossier, d'où le fait qu'aucune nouvelle date de négociations n'ait été fixée.

Alors que la grève se dirige vers son deuxième mois complet le 1er juin prochain, les syndiqués ont au moins eu une bonne nouvelle en se voyant remettre la semaine passée près de 14 000 dollars. Cette somme provenait des sections locales réunies en assemblée du Conseil québécois le 7 mai dernier. Et tant le Conseil québécois que le syndicat national ont aussi fait leur part.

L'argent ainsi récolté pour les grévistes leur fut remis par le directeur québécois d'Unifor, Renaud Gagné, accompagné du secrétaire-trésorier du Conseil québécois d'Unifor, Daniel St-Pierre. Le tout s'est déroulé en présence également du président du Conseil régional de la FTQ, André Fleury, du conseiller régional de la FTQ, David Maden, et des représentants nationaux d'Unifor, Steeve St-Pierre et Luc Deschênes.

«La recette pour faire front dans un conflit de travail, c'est la solidarité et le support financier pour les membres. Et c'est bien malheureux pour le propriétaire de Delastek parce que c'est clair que nos membres sont bien équipés à ces égards», a déclaré M. Gagné.

Rappelons que le groupe est en grève depuis le 1er avril dernier. Les négociations en étaient encore aux clauses normatives et elles achoppent principalement sur la protection du travail des syndiqués. D'autres points sont aussi en litige dont la représentation syndicale en santé-sécurité, les assurances et le libre choix des vacances.

À défaut de se retrouver sous peu à la table des négociations, les parties devront croiser le fer le 2 juin lors du débat sur l'injonction interlocutoire et permanente visant à encadrer le piquetage.

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