Du nouveau pour le volet restauration à l'Auberge Escapade

Nouvelle restructuration à l'Auberge Escapade, où le service... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Nouvelle restructuration à l'Auberge Escapade, où le service de restauration sera dorénavant exploité par Manuel Harvey. Le jeune homme apparaît ici en compagnie de deux des actionnaires de l'établissement hôtelier, Denis Lacerte et Guylaine Tétreault.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Après plusieurs mois de réflexion et de rumeurs entourant l'avenir du restaurant Chez Arthur, les propriétaires de l'Auberge Escapade de Shawinigan croient avoir trouvé la formule pour assurer la pérennité de ce service. Ils ont décidé de céder son exploitation à Manuel Harvey, qui se lance ainsi en affaires avec ce nouveau concept.

Comme bien d'autres établissements hôteliers de la région, l'Auberge Escapade a traversé une période de turbulences au cours des dernières années.

En 2010, de nouveaux horizons s'ouvraient lorsque Marc et Marc-Olivier Désy devenaient propriétaires de l'établissement. Le duo père-fils possédait de grandes ambitions pour le restaurant, rebaptisé Chez Arthur.

Dès l'année suivante toutefois, la compagnie à numéros de Marc Désy se plaçait sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. L'ex-propriétaire, Denis Lacerte, est alors revenu dans le portrait. Il s'est associé à l'homme d'affaires Gérard Coulombe pour reprendre les guides de l'entreprise. Un peu plus tard, la directrice générale, Guylaine Tétreault, devenait également actionnaire.

Cette période de flottement a considérablement nui aux affaires. La direction voyait les employés partir les uns après les autres, convaincus d'une fermeture imminente.

La relance des activités a notamment été stimulée par la présentation de la Coupe Memorial et des Jeux du Québec à Shawinigan en 2012. Mais des temps durs ont suivi cette année exceptionnelle.

«Après la Coupe Memorial, ça a été plus difficile», reconnaît M. Lacerte. «Nous avons dû poser des actions drastiques. Depuis l'an dernier, les heures d'ouvertures du restaurant n'étaient pas régulières. Nous étions fermés le mardi et à tous les soirs, sauf sur réservation.»

Les actionnaires se sont interrogés sur le sort à réserver au restaurant.

«Nous avons pensé le fermer», confie Mme Tétreault. «On ne voulait pas s'acharner. Nous n'avions plus le temps et l'énergie à y consacrer.»

«La main-d'oeuvre qualifiée est difficile à trouver», observe la femme d'affaires. «Et même quand on la trouve, la restauration exige un gros investissement personnel.»

L'idée de céder l'exploitation de ce volet à un tiers s'est intensifiée à l'automne. M. Harvey s'est manifesté... après avoir entendu parler de cette opportunité d'affaires dans un vestiaire de hockey, à l'aréna de Saint-Georges!

Restaurant et traiteur

L'homme de 38 ans possède sa formation et a travaillé dans le milieu de la restauration au Carlito à Trois-Rivières, de même qu'au Radoteux, aux Deux cinglés et chez Madame Ravioli à Shawinigan.

«Pour moi, c'est une belle opportunité d'affaires», explique-t-il. «Jusqu'ici, je me suis investi pour les autres dans ma vie. Je veux me dépasser. Ce n'est pas facile dans la restauration à Shawinigan, mais ici, j'ai des salles de réception pour accueillir toutes sortes d'événements. Je touche à toutes les tranches de la population. De plus, il n'y a pas de problème de stationnement comme au centre-ville. C'est un gros plus!»

M. Harvey ne se contentera pas d'exploiter le restaurant à temps plein. Il offrira également un service de traiteur qui peut, pour le moment, desservir jusqu'à 350 couverts.

«J'ai toujours voulu développer ce volet», confie le jeune homme d'affaires. «Il n'y a pas beaucoup de traiteurs de qualité à Shawinigan, à prix abordable.»

M. Harvey veut s'associer à des commerçants et des producteurs locaux pour élaborer son menu. Jusqu'ici, il embauche une douzaine de personnes.

Lors de la création de la bannière Chez Arthur en 2010, les propriétaires souhaitaient transformer la salle à manger de l'auberge en rendez-vous gastronomique. Mme Tétreault souhaite que son nouveau partenaire d'affaires réussira à relever ce défi.

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