RER Hydro: un vent de relance souffle à Bécancour

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Après plusieurs mois de démarches juridiques, un vent de relance souffle sur le projet d'une usine d'hydroliennes à Bécancour alors que le contrôle des actifs du Groupe RER vient d'être cédé à la société d'ingénierie SERDIM, dirigée par Imad Hamad.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Après plusieurs mois de démarches juridiques, un vent de relance souffle sur le projet d'une usine d'hydroliennes à Bécancour alors que le contrôle des actifs du Groupe RER vient d'être cédé à la société d'ingénierie SERDIM, dirigée par Imad Hamad. Et celui-ci compte un nouveau partenaire dans cette aventure, soit la société franco-libanaise Buildum Ventures.

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Le président-directeur général de la société d'ingénierie SERDIM, Imad Hamad

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

«Un potentiel d'investissement et de retombées dépassant les 100 millions de dollars, les 600 emplois à forte valeur ajoutée, des recettes importantes en impôt direct et indirect au gouvernement du Québec, et ce, sans sa participation aux risques financiers, pourront ainsi être remis en chantier afin de positionner à nouveau le Québec au coeur de l'innovation et du développement des technologies énergétiques vertes», a-t-il commenté.

Par rapport à cette décision du juge Claude Auclair, de la Cour supérieure, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a lancé que «tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir». «Le projet est encore vivant», a-t-il affirmé.

C'est à l'automne 2013 que la première ministre de l'époque, Pauline Marois, avait annoncé en grande pompe l'implantation d'une telle usine au coût de 130 millions de dollars. Or, en juillet 2014, le Groupe RER avait dû se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers afin d'éviter la faillite suite au retrait d'Investissement Québec en regard des ententes intervenues en novembre 2013.

Depuis, plusieurs appels de propositions et audiences devant la Cour supérieure ont finalement permis au Tribunal de trancher en faveur du maintien des actifs en un seul bloc cédé à SERDIM, comme acquéreur, en contrepartie d'engagements dépassant les 20 millions de dollars.

Selon M. Hamad, cette décision doit permettre à l'acquéreur de relancer les opérations au Québec, soit la vitrine technologique de six turbines de la seconde génération fabriquées à 75 % que SERDIM souhaite déposer sur le lit du fleuve Saint-Laurent.

«Cette étape ouvrira ainsi le passage à la phase commerciale à grande échelle et la commercialisation d'une technologie énergétique québécoise absolument propre et rentable dont le marché mondial a été estimé à 250 milliards de dollars en collaboration avec plusieurs centres de recherche et universités», soutient le promoteur qui était président-directeur général de RER Hydro.

Au cours des prochains jours, SERDIM entend consolider son plan d'action, notamment en jetant les bases de la relance de la fabrication au Québec, en confirmant la reprise des activités à d'importants acheteurs s'étant manifestés et en planifiant le rappel graduel d'employés auparavant à l'emploi du Groupe RER.

«Les promoteurs et les partenaires de SERDIM désirent que le développement de la filière industrielle des hydroliennes en milieu fluvial se continue au Québec et comptent relancer les discussions avec Hydro-Québec dès les prochaines heures», a-t-il indiqué. «Au terme d'une année parsemée de difficultés, les promoteurs du projet se placent dans une position gagnante pour finaliser avec le gouvernement du Québec et Hydro-Québec le raccordement de la vitrine technologique au réseau d'Hydro-Québec tel que l'exigent les règles en vigueur», renchérit le pdg de SERDIM.

Selon la compréhension du maire Jean-Guy Dubois, l'obtention d'un contrat d'achat ferme d'énergie auprès de la société d'État reste donc essentielle à la poursuite du projet, d'où l'importance, dit-il, que les pourparlers reprennent avec les dirigeants d'Hydro-Québec. «Tout tient là-dedans. Mais je ne suis pas dans les bottines d'Hydro-Québec, ni du ministère», a-t-il confié au Nouvelliste.

À son avis, la relance doit être sérieuse, compte tenu des 20 millions de dollars impliqués dans le nouveau scénario. «Je ne demande pas mieux que de voir arriver ce projet solidement», a avoué le premier magistrat.

Pour sa part, le président de la Chambre de commerce et d'industrie du Coeur-du-Québec, Jean-Guy Doucet, se réjouit «que ça reparte» en autant, précise-t-il, que le financement et les promoteurs soient «intéressants, fiables et crédibles».

De son côté, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, se montre «extrêmement prudent». «Je pense que c'est une bonne nouvelle, je serais le premier à me réjouir que le projet se fasse chez nous. Mais j'ai été suspicieux dans ce dossier-là et le temps m'a donné raison», a-t-il fait savoir.

Ce qui ne l'empêche pas d'ouvrir sa porte au promoteur pour une éventuelle rencontre. «Je m'attends à ce qu'il prenne contact avec moi. Il devait me revenir avec de l'information qui me rassurerait sur sa capacité à aller plus loin dans le projet. Mais sa demande à

Hydro-Québec est loin d'être déraisonnable», a conclu le représentant caquiste.

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