La Mauricie, championne de l'aide sociale

Caroline Dionne, directrice d'ALINOV Québec.... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Caroline Dionne, directrice d'ALINOV Québec.

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que les intervenants régionaux se targuent d'un taux de chômage enviable, une situation moins reluisante découle des plus récentes statistiques produites par le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Selon les données de février 2015, la Mauricie affiche le taux d'assistance sociale le plus élevé au Québec, à 9,9 %, devançant une région comme la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (9,4 %).

«Je le vois dans mes services. On a du monde hyper qualifié qui doit se tourner vers l'assistance sociale, faute de trouver un emploi», raconte la directrice d'ALINOV Québec, Caroline Dionne, qui a sursauté en voyant les derniers chiffres du chômage à Trois-Rivières, soit 6,1 % en mars.

À son avis, avant de s'emballer comme l'a fait le milieu, il suffit de comparer d'autres indicateurs pour voir que les choses ne tournent pas si rondement en région. Par exemple, Sherbrooke présente des taux d'activité et d'emploi de 61,4 % et 56,9 % tandis que pour la région métropolitaine de recensement de Trois-Rivières, on rapportait plutôt 58 % et 54,4 % le mois dernier.

«Il y a beaucoup de sans revenu», constate celle qui voit l'entreprise d'entraînement du Cégep de Trois-Rivières afficher complet avec ses 29 places. «Malheureusement, il y a une liste d'attente», renchérit-elle.

Et parmi sa clientèle dont la moyenne d'âge est de 45 ans, la période sans emploi varie d'un mois à deux ans, tantôt provoquée par une fin de contrat, tantôt découlant d'une rationalisation. «Il y a beaucoup de coupes de postes», rapporte Mme Dionne.

Tout au long des 14 semaines, les participants à la simulation peuvent mettre à jour leur portefeuille de compétences et, surtout, rebâtir leur confiance qui est souvent ébranlée après une perte d'emploi.

«Et on offre aux entreprises de deux à quatre semaines de stage», précise la directrice d'ALINOV Québec, dont le taux de placement est de 80 %.

Technicienne en géomatique, Sonia Lachapelle a eu la main heureuse en étant recrutée par Xittel, et ce, à sa dixième semaine de formation chez ALINOV Québec. Détentrice d'un baccalauréat en administration des affaires, Louise Sinotte souhaite connaître un dénouement aussi heureux, elle qui est à mi-parcours pour acquérir de l'expérience en ressources humaines. Sinon, la femme originaire de Saint-Alexis-des-Monts n'hésitera pas à quitter la région d'ici deux ans.

«Il faut vraiment avoir de l'aide et il ne faut pas hésiter à aller voir Emploi-Québec car il y a d'autres programmes d'employabilité», conclut Mme Dionne.

Taux d'assistance sociale en février 2015

Mauricie (9,9 %)

GaspésieÎles-de-la-Madeleine (9,4 %)

Île-de-Montréal (9,0 %)

Estrie (7,4 %)

Centre-du-Québec (7,2 %)

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