Association forestière: «On a atteint le fond du baril»

Julie Boulet, députée de Laviolette, Jacques Pinard, président... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Julie Boulet, députée de Laviolette, Jacques Pinard, président de l'Association forestière de la Vallée du Saint-Maurice, et Angeline Fourchaud, coordonnatrice de l'Association forestière de la Vallée du Saint-Maurice, ont remis à Normand Beaudoin, maire de La Tuque, le Prix Reconnaissance.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Alors que l'industrie régionale vit encore son lot de rebondissements avec des transactions, des fermetures indéterminées et des relations de travail tendues, le président de l'Association forestière de la Vallée du Saint-Maurice (AFVSM), Jacques Pinard, croit néanmoins que «tout ce qui se passe est sécurisant».

«On a atteint le fond du baril et on est en train de mettre la table vers une industrie beaucoup plus stable avec des filaments de cellulose chez Kruger, du bioraffinage à La Tuque, des usines de granule. Il y a une foule de produits en émergence», a-t-il commenté, en marge du colloque annuel de l'organisme tenu hier au Club de Golf Le Mémorial de Shawinigan-Sud.

S'il salue ouvertement la récente acquisition des actifs de la division des Produits forestiers de Kruger par un groupe d'entreprises appartenant aux actionnaires de Gestion Rémabec, il ne veut pas commenter la décision de Produits forestiers Résolu de fermer sa scierie de Rivière-aux-Rats pour une période indéterminée. Sauf que dans les coulisses, on n'hésite pas à parler d'une réaction stratégique de la part de la multinationale pour régler son approvisionnement et le prochain contrat de travail. «On est en train de se positionner pour une industrie du bois très diversifiée et un milieu forestier qui, par les coupes et les aménagements, donne de superbes forêts», ajoute en entrevue M. Pinard.

Dans son allocution d'ouverture, il a évoqué «ces années plus difficiles» tout en observant une reprise de l'économie, mais «bien timide». «Avec la compétition et la mondialisation des marchés, il faut être original et plus performant», soutient le président, qui envisage tirer sa révérence d'ici la fin de l'année.

Le thème du colloque Pour mieux performer a visiblement plu au maire de Shawinigan qui l'a vite appliqué à sa réalité municipale. «On pourrait baisser les bras devant les difficultés, mais il faut se relever les manches et être en mesure de se diversifier, comme on le fait à la Ville avec la reconversion de l'économie vers les PME. Il faut regarder vers l'avenir et faire les choses différemment», a-t-il déclaré devant les quelque 80 participants.

Le premier magistrat a rappelé que l'histoire de Shawinigan était intimement liée avec le milieu forestier. «Les papetières ont quitté, mais 50 % du territoire est forestier et il y a des gens qui croient toujours que le milieu forestier peut encore réaliser de grandes choses», a-t-il soutenu.

D'ailleurs, le rendez-vous annuel de l'AFVSM a permis aux conférenciers de présenter différents moyens pour mieux performer en traitant, entre autres, de l'utilisation de drones en forêt, de la filière mycologique et de la construction en bois.

De plus, le Prix Reconnaissance a été remis au maire de La Tuque, Normand Beaudoin. «Il est toujours prêt à défendre l'utilisation durable de la ressource ainsi que les emplois qui en dépendent», a fait remarquer la coordonnatrice de l'Association, Angéline Fourchaud.

En plus d'appuyer plusieurs activités de l'organisme, le récipiendaire valorise l'utilisation du bois dans sa municipalité, tantôt par des structures d'accueil de bois, tantôt par le pont de la piste cyclable qui traverse la petite rivière Bostonnais, en passant par la tour d'observation au Parc des chutes.

Finalement, on a procédé au lancement officiel du Mois de l'arbre et des forêts 2015 sous le thème Les applications surprenantes du bois. Cette année, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs va distribuer gratuitement près de 56 000 plants d'arbres à la population de la Mauricie.

«Hier, nous utilisions notre bois pour fabriquer nos maisons et du papier. Aujourd'hui, il est nécessaire d'utiliser nos ressources forestières dans des produits à grande valeur ajoutée. Nous avons en région des entreprises, des centres de recherche efficaces et des projets ambitieux qui permettront de nouvelles utilisations du bois et ainsi, faire rayonner la forêt mauricienne au-delà de la région», conclut le président Pinard.

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