CGI inaugure ses bureaux à Shawinigan

Le chef des opérations canadiennes de CGI, Claude... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Le chef des opérations canadiennes de CGI, Claude Marcoux, le maire Michel Angers, le ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations Jacques Daoust et la directrice du centre d'excellence de CGI à Shawinigan, Guylaine Tremblay ont participé à l'inauguration officielle.

Photo: François Gervais Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(SHAWINIGAN) Tout le gratin politique et économique de Shawinigan s'est donné rendez-vous au centre-ville, jeudi matin, afin de célébrer l'inauguration officielle des locaux du Groupe CGI sur la 5e Rue. Six mois après l'annonce qui avait pris tout le monde par surprise, la réalisation concrète de ce projet injecte une bonne dose d'enthousiasme dans la communauté.

«Les sceptiques sont confondus!», sourit Jacques Daoust, ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, qui s'est déplacé à Shawinigan pour cette coupe de ruban symbolique.

«CGI a agi rapidement après l'annonce», poursuit-il. «Ce que j'aime, c'est qu'ils s'installent au centre-ville. Ça veut dire que pour le commerce de détail, c'est important.»

Le gouvernement du Québec avait mis un baume sur l'annonce de la fermeture de l'usine Laurentide, le 17 octobre dernier, en convainquant CGI d'installer son cinquième centre d'excellence au Québec à Shawinigan. Pour y parvenir, le gouvernement a bonifié son crédit d'impôt remboursable pour le développement des affaires électroniques, le faisant passer de 24 % à 30 %, jusqu'à un maximum de 25 000 $ par emploi. Le programme sera appliqué pendant 13 ans.

Cette annonce constituait le premier coup d'éclat du Groupe tactique d'intervention économique mis sur pied par le gouvernement du Québec à la fin de l'été 2014.

«Nous étions dans une situation d'urgence», rappelle M. Daoust. «J'étais dans un caucus et j'avais téléphoné au maire. Il avait salué l'initiative, mais je ne suis pas sûr qu'il y croyait autant! On s'est mutuellement convaincus qu'il fallait faire quelque chose et nous avons réussi.»

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, reconnaît que sur le coup, la formation de cette équipe spécialisée l'avait laissé sur son appétit, lui qui souhaitait des mesures plus concrètes pour remédier à la perte de près de 300 emplois bien rémunérés chez Laurentide.

«J'ai émis certains doutes, je l'avais mentionné à M. Daoust», corrobore-t-il. «J'avais déjà fait des tentatives sur de grandes locomotives et elles se sont arrêtées à d'autres gares. J'avais dit au ministre que je verrais à la lueur des résultats et il a livré la marchandise.»

Avec SIM et ICO Technologies dans le même environnement, M. Angers constate que la transformation du tissu économique de Shawinigan se manifeste concrètement.

«On sent un bouillonnement important dans ce nouveau domaine de l'économie», fait-il remarquer.

Députés comblés

Le député de Saint-Maurice, Pierre Giguère, a aussi profité de l'occasion pour rappeler l'efficacité du Groupe tactique d'intervention économique.

«Un travail fabuleux a été fait et aujourd'hui, nous avons ce résultat», se réjouit-il. «Nous avons une belle locomotive. Nous allons continuer à travailler. À nous maintenant, en Mauricie, d'attacher des petits wagons derrière cette locomotive.»

«Des emplois comme CGI, c'est un cadeau pour une municipalité», sourit la députée de Laviolette, Julie Boulet. «Ce sont de très bons emplois, dans un secteur d'avenir. Ça nous permet de diversifier une économie qui a été fragilisée par les fermetures que nous avons eues.»

«Je suis convaincue que toutes les villes du Québec auraient accueilli CGI à bras ouverts, en mettant plein de conditions favorables», ajoute Mme Boulet. «Jacques (Daoust) a été sensible et à l'écoute de nos besoins. Je le remercie, parce que je sais qu'il a fait jouer son réseau de contacts et qu'il a tout mis en oeuvre pour nous aider.»

La directrice du centre d'excellence de Shawinigan, Guylaine Tremblay, a pris le temps d'énumérer toutes les personnes de la communauté d'affaires locale qui avaient facilité l'intégration de CGI à Shawinigan.

«Lorsque nous choisissons une région pour implanter un centre d'excellence, l'un des critères est de pouvoir former des alliances avec les différentes organisations locales et les institutions d'enseignement», fait-elle remarquer. «Des liens très serrés se sont établis et c'est très prometteur pour l'avenir de CGI dans la région.»

Ce fleuron québécois compte pas moins de 68 000 employés à travers le monde. La multinationale est spécialisée en services conseils pour les technologies de l'information, l'intégration de systèmes et l'impartition complète ou partielle de fonctions informatiques ou en gestion de processus d'affaires.

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