L'UPA demeure vigilante

Daniel Habel, vice-président de l'UPA du Centre-du-Québec, Jean-Luc... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Daniel Habel, vice-président de l'UPA du Centre-du-Québec, Jean-Luc Leclerc, président de l'UPA du Centre-du-Québec, et Martin Caron, deuxième vice-président provincial de l'UPA, ont rencontré les médias hier midi à Nicolet.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(NICOLET) Satisfaite de certaines mesures comprises dans le budget fédéral de 2015-2016, l'Union des producteurs agricoles promet de demeurer vigilante à propos de nombreux dossiers qui sont déterminants dans la santé de cette industrie.

L'UPA du Centre-du-Québec a profité hier d'une réunion de son conseil d'administration pour rencontrer la presse régionale afin de discuter de certains enjeux qui concernent les agriculteurs québécois.

Les mesures d'allègement fiscal pour les entreprises agricoles sont saluées par l'organisme, notamment la réduction de 11 % à 9 % du taux d'imposition des petites entreprises d'ici 2019 et la proposition d'augmenter à un million de dollars l'exonération cumulative des gains en capital pouvant être appliquée aux gains découlant de la disposition de biens agricoles admissibles.

Par contre, l'UPA demande au gouvernement canadien de tout mettre en oeuvre pour conserver la gestion de l'offre, un système qui a fait ses preuves par le passé.

«Il y a des pays qui veulent des accès partout, mais les partisans du libre marché pensent uniquement à la piastre. L'autonomie alimentaire est plus importante que le libre marché, car si tu dépends des autres pays pour te nourrir, tu deviens esclave de leurs décisions», déclare Jean-Luc Leclerc, président de l'UPA du Centre-du-Québec.

L'UPA aurait aimé que le fédéral imite le gouvernement provincial et modifie la Loi de l'impôt sur le revenu qui fait en sorte que les ventes d'entreprises entre personnes apparentées sont actuellement assujetties à une taxe sur le gain en capital, alors que la vente à un étranger est exemptée de cette taxe. Cette loi sera modifiée au Québec à compter de 2017. Mais l'UPA estime également que Québec aurait pu faire mieux dans son propre budget.

«Le budget du ministère de l'Agriculture a été coupé de 14 %. Cela a un impact sur les outils comme la Commission de protection du territoire agricole (216 000 $ de moins) et la Régie des marchés agricoles (ponction de 100 000 $). La protection du territoire agricole, on porte ça à bout de bras. Si on se fait dépouiller de nos outils, ça ne nous aide pas à protéger notre territoire agricole et notre patrimoine», ajoute Martin Caron, deuxième vice-président provincial de l'UPA, qui promet de continuer à faire les représentations nécessaires auprès des gouvernements pour conserver ces outils que sont la gestion de l'offre, la protection du territoire agricole par un organisme indépendant et un programme bonifié de sécurité du revenu.

Toutes ces diminutions budgétaires envoient un mauvais signal à l'endroit du domaine agricole, un incontournable dans l'activité économique du Québec et de la région du Centre-du-Québec.

«Il y a eu 100 millions de dollars en investissements en 2014. Le premier secteur d'activité économique ici est l'agriculture», rappelle M. Leclerc.

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