Le gars de Sorel, Yves Marchand, met les voiles

Le directeur général d'IDE Trois-Rivières, Yves Marchand, tire... (Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste)

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Le directeur général d'IDE Trois-Rivières, Yves Marchand, tire sa révérence.

Photo: Stéphane Lessard Le Nouvelliste

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Yves Marchand vit ses derniers jours à la tête d'Innovation et Développement économique Trois-Rivières. Après 13 ans, le directeur général s'apprête à prendre sa retraite d'ici la fin du mois et c'est avec sérénité qu'il envisage sa nouvelle vie de plaisancier.

«Je n'entends pas jouer les belles-mères», prévient l'homme de 65 ans, dont le successeur sera présenté officiellement ce jeudi. Depuis un an, il travaillait à raison de trois jours par semaine.

Pour le p'tit gars de Sorel, son parcours professionnel l'avait préparé à occuper le rôle de bras économique de la toute nouvelle ville fusionnée. Il aura préalablement travaillé aux services administratifs du Centre de formation professionnelle de Saint-Hyacinthe avant de devenir un franchisé de Sports Experts, à Trois-Rivières, au milieu des années 70.

Il aura ensuite occupé le poste de directeur général de la municipalité de Pointe-du-Lac de 1987 à 2002, année où il fut embauché comme directeur du développement économique et social de Trois-Rivières pour être prêté au CLD de l'époque, qui fut transformé en société de développement économique.

Son passage au privé, combiné à son implication dans l'essor de Pointe-du-Lac, lui fait dire qu'il avait cet «aspect développeur». Et il se réjouit d'avoir pu évoluer aux côtés d'un maire, Yves Lévesque, qui a fait du développement économique «sa priorité numéro un».

«La commande était élevée et ça demandait une volonté politique car des investissements importants étaient nécessaires pour se doter d'infrastructures qui manquaient», explique-t-il. D'où la création d'un premier incubateur dans le parc des Hautes-Forges. Et avant ce motel industriel, «il y a des entreprises qu'on avait échappées», raconte celui qui s'est alors mis en mode prospection et accueil.

Le besoin de terrains et de visibilité aura ensuite justifié l'arrivée du parc industriel 40-55. «En 2016, il y aura une nouvelle phase de développement en bordure de l'autoroute 40», annonce-t-il.

Mais l'un de ses plus beaux dossiers reste celui de Premier Aviation. «C'est une très belle aventure. Ils ne s'en venaient pas du tout ici, mais plutôt à Mirabel. Mais nos infrastructures et notre ouverture font en sorte que de 350 à 400 personnes y travaillent toujours. Et c'est un projet qui a fait naître le secteur de l'aéronautique», se plaît à souligner celui qui se réjouit du développement de l'aéroport tout en rêvant toujours aux vols commerciaux.

Par ailleurs, ce dernier soutient avoir réquisitionné auprès du maire Lévesque une partie des terrains de Trois-Rivières sur Saint-Laurent pour y implanter un parc technologique, en cette ère d'économie du savoir. Et déjà, un deuxième bâtiment est en voie d'y être construit.

Fort heureux du récent salon de l'emploi organisé avec Bécancour, Yves Marchand laissera donc derrière lui une ville qui affiche un bas taux de chômage, découlant, dit-il, «d'une diversification amorcée en 2002», et une destination de plus en plus prisée par les croisiéristes.

De quoi ravir ce navigateur dans l'âme...

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