Endettement: la situation est pire en Mauricie

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Presque un Mauricien sur quatre (22 %) estime que ses dettes ont beaucoup augmenté ces trois dernières années, alors que seulement 14 % des Québécois tracent le même constat.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Presque un Mauricien sur quatre (22 %) estime que ses dettes ont beaucoup augmenté ces trois dernières années, alors que seulement 14 % des Québécois tracent le même constat.

Par conséquent, moins d'une personne sur trois (29 %) dans la région croit que sa situation financière personnelle va s'améliorer au cours des prochaines années, une vision pessimiste si on la compare avec l'ensemble du Québec, où 37 % pensent ainsi.

Voilà autant d'informations provenant de l'étude Les Québécois et les finances personnelles, un sondage exclusif mené par la maison de recherche CROP pour la firme-conseil Raymond Chabot.

Malgré un tel portrait, à l'échelle du Québec, un individu sur deux (50 %) se dit mal à l'aise de traiter d'enjeux monétaires personnels avec un membre de leur entourage (famille, amis, etc.). En Mauricie, ce pourcentage s'établit à 53 %. Les questions d'argent demeurent ainsi un sujet délicat qu'on préfère taire autant auprès de ses proches qu'avec des conseillers spécialisés.

Dans l'optique de briser les trop nombreux tabous à ce sujet, Raymond Chabot va déployer à partir de cette semaine la campagne de sensibilisation Ne perdez pas vos moyens. Cette opération mettra en vedette le populaire humoriste Laurent Paquin. Ayant lui-même vécu jadis des problèmes financiers, il parlera en connaissance de cause, pouvant bien comprendre la réalité quotidienne de ceux qui vivent une telle situation.

Pour Stéphane Gauvin, associé et syndic en redressement et insolvabilité chez Raymond Chabot Grant Thornton, les résultats observés en Mauricie, comme ailleurs, traduisent la nécessité d'aller chercher de l'aide avant que la situation ne dégénère. «Il ne faut jamais s'isoler et camoufler ses ennuis financiers personnels. Au contraire, dans une telle situation, l'on doit s'informer, jaser de son état. Parler d'argent ne doit plus être tabou, et l'on doit impérativement obtenir du soutien et de l'encadrement pour éviter le pire. En somme, il ne faut pas perdre ses moyens», soutient-il.

Le spécialiste évoque le manque de temps pour expliquer les troubles financiers de certains. « Nous sommes constamment bousculés par des obligations personnelles, familiales ou professionnelles. Par conséquent, quelques aspects en souffrent, notamment la préparation du budget», fait-il remarquer.

M. Gauvin signale à ce sujet l'importance d'élaborer et, surtout, de respecter un budget. «C'est le nerf de la guerre pour des finances personnelles saines et pour obtenir un portrait réaliste de sa situation», lance-t-il.

Parmi les autres phénomènes observés par CROP, on remarque que près de quatre Mauriciens sur dix (37 %) jugent leur situation financière personnelle actuelle fragile et qu'un sur trois (33 %) ne parvient jamais à investir dans un REÉR, un CELI ou un autre produit d'épargne. Enfin, plus d'un Mauricien sur deux (51 %) ne pourrait subsister pendant plus de deux mois sans revenu et sans crédit, bien que les règles universelles d'épargne suggèrent un minimum de trois mois dans une telle éventualité.

L'étude Les Québécois et les finances personnelles s'est déroulée du

10 au 19 février 2015 au moyen d'un panel web. En tout, 1650 questionnaires ont été remplis. Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population du Québec selon le sexe, l'âge, la région de résidence, la scolarité et la langue maternelle des participants. 

Compte tenu du caractère non probabiliste de l'échantillon, le calcul de la marge d'erreur ne s'applique pas.

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