Ruée au Salon de l'emploi

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Ils étaient plusieurs jeudi matin à attendre l'ouverture du Salon de l'emploi.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «L'emploi, c'est ce qui nous unit, avec l'échange de milliers de travailleurs entre les deux rives. C'est le premier geste officiel de cette complémentarité entre les deux villes. Après un hiver long et dur, je suis heureux et fier d'être ici».

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À la fin de la journée, on aura répertorié quelque 4400 visiteurs et l'organisation du Salon de l'emploi a noté un achalandage constant.

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Voilà comment le maire Jean-Guy Dubois a décrit jeudi matin ce premier Salon de l'emploi organisé conjointement par Bécancour et Trois-Rivières, sous l'égide d'Innovation et Développement économique (IDE) Trois-Rivières.

Et dès 9 h 30, ils étaient déjà plusieurs centaines de chercheurs d'emploi à fouler le parquet de la bâtisse industrielle alors que plus de 70 employeurs avaient 1340 postes à leur proposer. À la fin de la journée, on aura répertorié quelque 4400 visiteurs et l'organisation a noté un achalandage constant.

Depuis la tenue de l'événement en sol trifluvien, c'est la première fois qu'on affiche complet. «La réponse des employeurs fut particulièrement forte, on a dû en refuser, et pour eux, c'est une journée productive avec une aussi grande quantité de chercheurs d'emploi», explique la conseillère en communication chez IDE Trois-Rivières, Josiane Gagnon. 

Outre la notoriété du Salon de l'emploi, celle-ci attribue aussi le succès de l'édition 2015 à la présence d'un nouveau partenaire, soit la Ville de Bécancour. «Un emploi, c'est plus qu'un gagne-pain, c'est une question d'épanouissement personnel», a affirmé le maire Dubois, s'inspirant de son passé de conseiller en orientation.

Pour son homologue de Trois-Rivières, Yves Lévesque, l'abondance des offres d'emploi démontre que «nous ne sommes pas une ville en déclin, n'en déplaise au maire Cusson», faisant référence aux récentes déclarations désobligeantes du maire de Drummondville.

Si des grandes entreprises telles que l'Aluminerie de Bécancour et Marmen avaient manifestement la cote, à voir l'affluence à leur kiosque, un nouveau venu, Oriens Technologies, à Bécancour, veut déjà doubler son nombre d'employés pour atteindre éventuellement la trentaine. On y produit un additif cimentaire en intégrant des résidus fluorés en provenance de l'industrie de l'aluminium.

Pour Jonathan Caponi, de Trois-Rivières, le Salon représente une belle occasion pour tenter de décrocher un emploi en programmation Web. Présentement chez Alinov Québec, une entreprise d'entraînement, l'homme de 32 ans aimerait bien suivre un cours en réseautique. «Il y a une très forte concurrence en informatique et c'est souvent contractuel», a-t-il confié.

Si Jessica Rodrigue, 24 ans, de Bécancour, est ouverte à plusieurs types d'emploi, malgré ses compétences en ressources humaines et santé-sécurité, Jessica Baril est déterminée à quitter Montréal pour effectuer un retour dans sa région après des expériences de travail chez Desjardins et au SPVM. «Il y a moins d'opportunités dans le coin, mais il y a la qualité de vie», explique cette bachelière en communication. Originaire de Lac-à-la-Tortue, la jeune mère de famille habitait dans la métropole depuis trois ans.

À 22 ans, David Létourneau, de Shawinigan, faisait la file pour remettre son curriculum vitae à l'équipe de Marmen après l'avoir remis aux gens des Forces armées canadiennes. Détenteur d'un diplôme d'études professionnelles en mécanique de véhicules lourds routiers, il est actuellement en chômage. 

«Le fleuve est quelque chose qui nous unit. On laisse tomber les frontières. On a tous les mêmes défis, soit la survie de nos organisations», a indiqué le président-directeur général de Groupe SCE, partenaire majeur de l'événement, Louis Laroche.

Car en plus des 70 kiosques occupés par des employeurs, on retrouvait des sections réservées à la formation et aux ressources en employabilité, pour un total de

93 exposants. Et pour la deuxième année, une cinquantaine de nouveaux arrivants ont été accueillis en provenance de Montréal et ce, grâce à la collaboration de Stratégie Carrière.

Selon le maire Lévesque, on ne peut récupérer «du jour au lendemain», dit-il, les 800 emplois de la centrale nucléaire. Mais la diversification économique se perçoit dans la vitalité des parcs industriels de la ville et la vigueur de la construction depuis la fusion municipale. «Et l'UQTR est un joyau et une institution importante, mais la mauvaise publicité est déplorable», a-t-il glissé dans son discours.

Pour sa part, le ministre Jean-Denis Girard a salué cette synergie régionale alors que «30 000 véhicules empruntent le pont Laviolette». «Trois-Rivières est la capitale de l'emploi et de la collaboration et on est en pleine relance économique», a-t-il conclu, pendant que Louis Laroche invitait justement à «cesser de s'identifier comme étant une capitale du chômage».

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