Un mandat qui en rappelle un autre pour le Fonds LaPrade

Paul Beaudoin, coordonnateur au développement des PME de... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Paul Beaudoin, coordonnateur au développement des PME de Shawinigan au Fonds LaPrade, et Jacques Samson, président du conseil d'administration de l'organisme, reçoivent avec bonheur la contribution de 200 000 $ confirmée mercredi par Développement économique Canada.

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Pour la deuxième fois en moins de dix ans, Développement économique Canada accorde un support à Shawinigan pour l'aider dans son processus de reconversion économique après un coup dur. Cette fois, l'arrêt des activités de l'usine Laurentide, l'automne dernier, a servi de prétexte au versement d'une subvention de 200 000 $ au Fonds LaPrade pour réaliser deux mandats bien précis.

L'annonce a été faite mercredi matin, au Centre d'entrepreneuriat Alphonse-Desjardins. Elle se divise en deux volets. Tout d'abord, un montant de 160 000 $ est attribué pour l'embauche d'une ressource qui devra accompagner des entreprises en croissance. Paul Beaudoin, ex-délégué commercial en efficacité énergétique pour le Fonds LaPrade Saint-Maurice, remplit ce nouveau mandat depuis le début de l'année et il a déjà hérité de six dossiers.

Un montant maximal de 40 000 $ est aussi versé par DEC pour contribuer à la réalisation d'études sur l'évaluation du potentiel des installations de Rio Tinto Alcan et de Produits forestiers Résolu à Shawinigan. Cette somme représente une contribution de 50 % des études qui seront effectuées, donc jusqu'à un maximum de 80 000 $. L'autre partie sera fournie par divers partenaires.

Cette aide financière ressemble beaucoup à une enveloppe de 220 000 $ accordée par Développement économique Canada en décembre 2007, quelques jours après qu'AbitibiBowater ait annoncé la fin des activités à la papeterie Belgo. Cette somme était consacrée à l'embauche d'un coordonnateur pour le comité de relance, d'un expert pour étudier les possibilités qui s'offraient pour la reconversion des installations et d'un agent de développement pour accompagner les projets d'affaires les plus prometteurs.

Cette subvention avait contribué à faire avancer deux projets qui s'étaient particulièrement démarqués, à savoir un centre de serveurs informatiques et une cartonnerie. Mais les ennuis financiers d'AbitibiBowater avaient précipité la vente de l'usine à Recyclage Arctic Beluga lors du processus de restructuration alors que la multinationale s'était placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers. Les deux projets n'ont finalement jamais abouti.

Un peu plus de sept ans plus tard, DEC verse une somme similaire à la suite d'une demande formulée dans des circonstances comparables.

«C'est vraiment rattaché à la fermeture de l'usine Laurentide», confie Simon Charlebois, directeur général du Fonds LaPrade. «Nous avons demandé une aide supplémentaire, comme nous l'avions fait dans le cas de la Belgo. C'est exactement le même modèle.»

La reconversion des sites industriels attire particulièrement l'attention dans cette annonce. Parmi les mandats, le Fonds LaPrade propose notamment l'analyse des terrains et les besoins de décontamination, de même que l'évaluation des bâtiments. Ces volets sont pourtant déjà documentés, particulièrement du côté de l'aluminerie où Rio Tinto Alcan évalue même la possibilité de démolir la plus grande partie du complexe en raison de la détérioration de certains bâtiments. La multinationale prendra assurément ses décisions cette année.

«Nous voulons surtout évaluer le potentiel de reconversion», convient M. Charlebois. «L'objectif, c'est qu'avant que les démolisseurs regardent la valeur de ces anciennes usines, on puisse les convertir et créer des emplois. Nous travaillerons de très près avec la Ville et les autres organismes. C'est un support à la réflexion qui est déjà amorcée.»

Pas un substitut

Le moment de cette aide financière et plus particulièrement, l'embauche de M. Beaudoin arrivent aussi alors que le Centre local de développement de Shawinigan vit ses derniers milles, lui qui fermera ses portes le 31 mai. Le mandat du nouvel expert se distingue d'un commissaire industriel, précise toutefois le principal concerné.

«Mon rôle est d'accompagner des entreprises dans leur croissance», explique M. Beaudoin. «Les entreprises qui ont des questionnements sur le marché, sur l'embauche pourront avoir un coup de main, la recherche d'information dont elles auront besoin pour prendre des décisions.»

«Le CLD existera toujours, mais sous une autre forme», précise-t-il. «Je travaille avec des gens du CLD sur certains dossiers. Nous travaillons en complémentarité.»

Ce mandat de deux ans est assumé à 90 % par DEC, pour un montant total de 160 000 $. Le Fonds LaPrade complète ce budget avec une contribution de 16 000 $.

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